mardi 1 juin 2010

La dette publique au final c'est un impôt sur le revenu privé!

"Public debt is ultimately a private burden"

 

Dans les milieux politiques français on croit assez facilement que la crise est responsable de notre piteux état financier. On se bouche les oreilles, on ferme les yeux et le nez dès que l'on évoque le déficit budgétaire le plus constant et le plus consensuel de notre histoire: 35 ans dans le rouge! Ensuite on n'hésite pas à affirmer que la dette publique n'est rien d'autre que la socialisation des pertes du secteur privé bancaire en particulier. Ce gros mensonge est encore plus caricatural en France où les banques ont été aidées par des prêts qu'elles ont ou vont très rapidement rembourser car ils étaient consentis à des taux supérieurs à ceux que les marchés attribuent à la Grèce... C'est donc l'inverse, l'état français a prêté à un taux qui lui a permis de retirer une assiette bien pleine de son océan de dettes. Il n'y a pas de petit gain.

Passé ces analyses conduites dans un but idéologique précis, sur la crise elle même les keynésiens se retrouvent pour fustiger la spéculation. C'est bien connu tout ceci est la faute à ces cupides de banquiers dont on sait que quand ils ne sont pas juifs ils sont WASP! Et bien sur nos néokeynésiens dépensiers n'ont aucune solution. Ils se bornent à dire par journaliste ou second couteau interposés que ce n'est pas le moment de réduire la dépense publique car on va asphyxier la reprise. Pour eux on l'aura compris ce n'est jamais le bon moment, pendant 35 ans la dette a été bonne et maintenant aussi. Cette attitude caricaturale est aussi gommée par les médias qui parlent de crise mais pas de solutions. Pour mieux tromper et dominer l'opinion il faut catastrophier la vie quotidienne, il faut que tout évènement soit une crise une fracture une souffrance. Deuxième axiome il faut que toutes ces crises supposées toutes ces souffrances aient un lien total et direct avec le capitalisme. La boucle est bouclée yaka!

En réalité ils n'ont pas de politique de rechange à celle qui a été conduite pendant 35 ans. Cette véritable addiction à la dette qui est pour les plus idéologues une tentative d'augmenter la redistribution sociale et pour les plus politiques une assurance de réélection, se traduit par les propositions du Parti socialiste qui peuvent se résumer à dépenser et taxer encore plus. Pourtant ce qu'il ne faut pas oublier c'est que le fonctionnement de l'économie de la France n'a pas changé parce que les taux des emprunts d'état ont augmenté, que les marchés ont dit stop à la cavalerie en Grèce. C'est en réalité assez simple; la crise n'a pas effacé les handicaps européens et français. Nous sommes toujours un pays qui travaille peu, où les avantages sociaux sont payés en partie par des prêts, où le travail est surtaxé du haut en bas de l'échelle des revenus. Au contraire la crise rend urgente la libéralisation du travail, du commerce et de la production. Si nous ne dérégulons pas la sortie de crise n'aura pas lieu car nous entrerons dans un tunnel japonais. Croire contre toute évidence rationnelle que les économies sur la dépense publique sont réalisables à la hauteur du poids de la dette est une illusion. Il faut serrer à fond la dépense publique car nous avons la marge la plus importante dans le monde pour ce faire mais en même temps il faut déréguler le secteur privé pour qu'il se remette à investir et produire. C'est ce que dit N Roubini dans le FT. Cela ne va pas faire plaisir aux keynésiens français qui se recrutent parmi les plus conservateurs de l'état providence. Je parie que Roubini ne sera pas trop cité par les médias du wishful thinking ou bien le lobby néokeynésien dépensier à la Fitoussi, Picketty et al...

 

 http://www.ft.com/cms/s/0/8eda2c3e-6cde-11df-91c8-00144feab49a.html


lundi 31 mai 2010

Médicaments : que dépenserons-nous dans vingt ans ?"Que nous couteront les médicaments en 2029 ? "



La population française vieillit et c'est un des principaux paramètres du débat actuel sur les retraites. Cet accroissement de l'espérance de vie risque aussi de poser des problèmes en matière de dépenses de santé. Quels seront nos besoins en la matière dans vingt ans ? De nombreuses données manquent pour pouvoir les estimer précisément. Quels seront en effet les maladies du futur, les médicaments pour y remédier, les nouvelles pratiques médicales ? Par ailleurs, dans quel état de santé vieillirons-nous ? Comme les vieux de 2010 ou en meilleure santé ?

 

De ce dernier point dépendront les dépenses de santé à l'horizon 2030. Une étude commandée par Les entreprises du médicaments (LEEM) a été menée par des économistes de l'Inserm, du CNRS et de l'université de Créteil. Elle a été rendue publique mercredi 26 mai et donne quelques éléments de réponse sur les dépenses de médicaments remboursables en fonction de trois scénarios de vieillissement de la population.

Selon cette étude, les seules dépenses de médicaments remboursables prescrits en médecine de ville devraient représenter entre 7,5 et 12,5 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2029, par rapport à 2004. En valeur absolue, le chiffre peut sembler important, mais ne représente qu'un accroissement annuel de 1,14 à 1,77 %. Soit des valeurs comparables aux chiffres de la croissance du PIB – hors période de crise, bien sûr… "Cet accroissement est soutenable pour le système de santé si l'on se base sur une hypothèse consensuelle de croissance du PIB", a souligné l'un des auteurs de l'étude lors de la présentation des résultats.

Comment ont été obtenues ces prévisions ? Les chercheurs ont appliqué une "méthode de micro-simulation" à des données statistiques sur la consommation de médicaments datant de 2004, année de référence des prévisions. "Nous avons fait vieillir cette base de données pour obtenir une France fictive" à l'horizon 2029. Ces Français fictifs peuvent être soit en bonne santé, soit atteints d'une maladie chronique, soit… morts. Et tout dépend de l'âge auquel ils passent d'une catégorie à l'autre.

Les projections ont été faites selon trois scénarios :

  • Les Français vivent aussi longtemps qu'en 2004 et tombent malades au même âge (scénario dit tendanciel, voir précision dans les commentaires de cette note),
  • Les progrès de la médecine permettent un vieillissement en meilleure santé (scénario de l'"healthy aging"),
  • Les progrès de la médecine permettent un vieillissement en meilleure santé ET une baisse du taux de mortalité supérieur aux prévisions (scénario "progrès médical").

Dans le premier cas, les Français vivent plus longtemps, mais tombent malade au même âge. Les dépenses de médicaments dues à la maladie commencent au même moment qu'en 2004, mais doivent être supportées plus longtemps. Selon cette hypothèse, d'ici à 2029, les dépenses auront crû de 1,44 % par an pour l'ensemble des Français âgés de plus de 25 ans.

Dans le deuxième cas, les Français seraient malades plus tard, mais vivraient aussi longtemps que dans le cas précédent. C'est le scénario le plus "enviable" d'un strict point de vue économique puisque l'augmentation des dépenses serait limitée à 1,14 % par an jusqu'à 2029.

Enfin, le troisième cas serait le plus coûteux. On ajoute au premier scénario les dépenses liées à l'âge et celle liées à la maladie chronique qui, si elle intervient plus tard, doit être supportée plus longtemps. Il en coûterait à l'assurance maladie 1,77 % de plus chaque année soit 12,5 milliards d'euros supplémentaires en 2029.

Les auteurs ont toutefois reconnu les limites de leur étude, celle-ci ne considérant certains paramètres, "toute chose égale par ailleurs". Il s'agit "probablement des taux d'accroissement minimum", ont-ils nuancé.






  1. Il y a un problème de logique.
    Le scénario tendanciel (vieillir plus et tomber malade au même moment) implique d'être malade plus longtemps que le scénario "progrès médicale" (vieillir plus mais tomber malade plus tard). Il devrait être plus coûteux.
    A moins bien sur que le dernier ne prévoit de vieillir plus longtemps que le premier, et avec une rallonge supérieure au moment où l'on tombe malade. Et tout ceci, bien sur, en considérant le taux de mortalité égal dans les 2 cas (pas un mot n'étant soufflé dans le résumé).
    Bref, n'y aurait-il pas soit une inversion, soit une simplification abusive du rapport complet ?

  2. Bonjour,
    Je suis l'un des co-auteurs du rapport original. Votre remarque est tout à fait pertinente ce résumé comporte en effet une erreur le premier scénario ne prévoit pas d'allongement de la durée de vie. Je vous invite à découvrir sur le site du LEEM le résumé de l'étude et le rapport complet.
    Il faut donc comprendre :
    * Les Français tombent malades au même âge qu'en ce début de siècle (scénario dit tendanciel)
    * Les progrès de la médecine permettent un vieillissement en meilleure santé (scénario de l'"healthy ageing"), par conséquent l'âge d'apparition de la maladie recule à âge de décès inchangé.
    * Les progrès de la médecine permettent un vieillissement en meilleure santé ET une augmentation de la longévité (scénario "progrès médical").
    Cordialement.
    ___
    Mea culpa pour cette erreur et mille excuses.

    J'avais compris que dans le premier scénario, on était sur une augmentation linéaire de l'espérance de vie et qu'on obversait une accélération de cette augmentation dans le dernier scénario. 


  3. Lorsque l'on voit le problème des coûts des retraites, une situation qu'il faudrait améliorer pour supprimer ces pensions indignes d'une nation comme la notre, et donc augmenter le coûts des retraites. Lorsque l'on voit les problèmes de la Branche maladie de la Sécurité Sociale, une branche dans laquelle il faudrait faire un sérieux ménage entre les charges qui lui reviennent normalement et celles indues, une branche dans laquelle il faudrait faire le ménage au niveau des recettes en veillant bien que toutes les sommes qui lui sont dûes lui soient réellement versées. Lorsque l'on imagine ce travail fait, il semble évident que notre système ne peut tenir en l'état et que les charges que l'on lui fait supporter ne peuvent continuer sans que les ressources n'augmentent, c'est une évidence qui semble être écartée au profit de la réduction des charges: moins de remboursements par la Sécurité Sociale, réduction des prise en charge, baisse des dépenses de retraite … Il est une chose qui me surprend et que je range dans les charges indues des Caisses de Retraite, c'est lorsque celles-ci accordent des aides financières à des actifs "jeunes" qui se sont endettés. Au titre de l'action sociale et de la communication, des parties non négligeables de nos cotisations servent à financer des actions publiques n'ayant rien à voir avec la santé ou les retraites des Assurés Sociaux: pour une gestion plus rigoureuses des recettes, mais aussi des dépenses qui ne doivent servir qu'aux bénéficiaires.







Obesity and collective illness insurance: how to fix the problem?

Increasing morbid obesity in US is a true reality and it is the same trend in Europe:
http://money.cnn.com/magazines/fortune/storysupplement/flyp_ibm_07/
Please take note that the measurement tool is not a change in the national weight standards as skeptic people argued but the old and nonmodified BMI! in this remarkable slides you will see the story from 1995 to 2008!
So obesity is increasing and  it’s a big business primarily for industrial agriculture which is the beneficiary of giant subsidies… Healthcare comes after to repair damages.
75% of the healthcare expenditure is devoted to smoking, junk food and lack of exercise.
So the main question remains:
How to deal with an illnesscare system ( I use this neologism to stress the difference with health which is a capital of well being) which is completely mutualised (in Europe and now in US) and these facts about people behaviours? Collective mandatory funding of healthcare is a strong incentive for a huge moral hasard as people believes that taking risks will be compensated by collective insurance that they pay only according to their income!

dimanche 30 mai 2010

Euro: la note du mariage c'est maintenant et pour les années à venir

Même si pour d'autres raisons l'Euro a été un moment historique inflationniste au moins en France, reconnaissons que nous avons créé cette monnaie sans payer. Une simple conversion. C'est en tous cas la version officielle. Bien sur le taux de change a été optimisé ce qui a créé de l'argent non gagné dans de nombreux pays. Première cause d'inflation. Mais le plus important  ce sont les engagements pris par la France du fait du mariage. En effet nous entrions de ce fait dans un espace monétaire sécurisé et avec des garanties implicites nous allons voir pourquoi.
Tout d'abord au contraire de ce qui a été signé (Maastricht) nous n'avons pas fait la convergence budgétaire promise. Nos déficits se sont accumulés et la dette a enflé. Pour d'autres pays aussi comme la Grèce.
Oui mais voilà le mariage a été conclu. Les plus dépensiers se sont dits que l'Allemagne paierait. Elle a commencé à le faire. Jusqu'où? C'est son opinion publique qui le dira et il est un peu tôt pour faire des pronostics. En revanche ce qui est certain  c'est que nous allons aussi payer pour nos chers européens du Sud. Et beaucoup, d'abord nous allons payer pour la Grèce; ensuite ce sera les autres PIGS. Ce que nous allons débourser NE SERA PAS DISPONIBLE POUR INVESTIR, c'est le fameux crowding out effect qui est basé sur le fait indiscutable que la création de richesse est limitée! Comme dans un ménage ce que l'on dépense en téléphone portable n'est plus disponible pour d'autres achats. Ainsi notre croissance va ralentir et ce alors même qu'elle est anémique. Le risque est l'insoutenabilité de la dette dans ces conditions et la contagion des PIGS à des économies de taille plus grande comme l'Italie et la France. C'est à dire la fin de l'Euro. Nous sommes très près d'une catastrophe majeure et ce uniquement parce que l'état français a dépensé pendant 35 ans plus qu'il n'avait de ressources alors même que notre pays est surfiscalisé. Bravo aux artistes de la dette, aux politiciens et aux législateurs qui ont voté toujours à la majorité 35 budgets annuels en déficit. Il est sur que cela restera comme un record. Les mêmes dépensiers nous disent maintenant que ce n'est pas le moment de réduire les dépenses publiques car il faut relancer l'économie... J'ai déjà entendu ce discours quand J Chirac est arrivé au pouvoir en 1995! La croissance devait effacer les déficits, et il n'en a rien été. En réalité la croissance n'est pas le résultat d'une action étatique, c'est le contraire. Plus l'état dépense et plus faible est la croissance économique. Keynes n'avait d'ailleurs prôné la relance par la dépense publique que dans les phases de crise et en dépensant ce que l'on avait accumulé en période de développement. Par ailleurs et il s'agit d'un point essentiel la dépense publique était à son époque de 20 ou 25 points de PIB en dessous de la contemporaine.
Au final les traités et notamment Maastricht n'ont pas été respectés; les pays très endettés ont très cyniquement fait jouer une clause de soutient abusif en disant: vous nous avez laissé entrer dans l'euro, vous n'avez rien fait depuis, maintenant il faut payer nos dettes ou bien tout explose, l'euro mais aussi vos banques, vos économies. Et cela a marché! mais la suite sera très douloureuse.
Il existe grosso modo trois issues.
1/ un long tunnel de faible croissance et/ou de déflation qui permettra peut être une robuste harmonisation fiscale et légale en Europe, c'est la voie choisie pour l'instant mais le délai peu s'avérer très long, une ou deux décennies, de quoi laisser à la Cour constitutionnelle allemande le temps de retoquer la décision du Bundestag!
2/ un passage rapide par exemple par référendum européen à une Europe fédérale, une monnaie, la même imposition les mêmes lois de base (en particulier le droit du travail, les assurances sociales) dans toute l'Union. Ce projet demande une anticipation politique et une vision que je ne vois personne capable d'assumer. Je doute d'ailleurs de la volonté des peuples eux mêmes manipulés par les nationalismes de droite commed e gauche.
3/ la remise en cause de l'Euro qui ne persisterait que pour l'Europe du nord (Allemagne,Hollande, Finlande, Autriche) tandis qu'ailleurs réapparaîtraient les monnaies nationales avec une dévaluation substantielle à la clef. Cette dernière éventualité ne peut être qu'un choix d'urgence devant une situation incontrôlée. Avec l'achat par la BCE de créances pourries qui ne seront jamais remboursées nous avons fait un pas en avant vers l'abîme. Le plan des gouvernements  n'est pas plus rassurant car il s'agit de pays en train de couler qui décident d'accueillir de nouveaux passagers... Dans cette éventualité la France à mon avis ne serait pas dans l'Euro car la rupture avec l'Allemagne est consommée. Ce n'est pas le fait de Nicolas Sarkozy mais plutôt le résultat une politique budgétaire laxiste constante et d'un refus de toute sanction pour faire respecter Maastricht ce qui date du sommet de Dublin et de J Chirac.
Une chose est certaine nous allons payer, par une baisse de niveau de vie des salaires et des pensions, l'inflation, la chute des actifs ou bien tout cela.

mardi 25 mai 2010

Psychanalyse et société: quelques questions qui se posent

Voici quelques réflexions éparses sur la psychanalyse qui ont germé au fil des lectures des réactions déchaînées au livre d'Onfray.

Du bricolage à la religion.
«La grande conceptualité freudienne a sans doute été nécessaire, j'en conviens. Nécessaire pour rompre avec la psychologie dans un contexte donné de l'histoire des sciences. Mais je me demande si cet appareil conceptuel survivra longtemps. Je me trompe peut-être, mais le ça, le moi, le surmoi, le moi idéal, l'idéal du moi, le processus secondaire et le processus primaire du refoulement, etc.- en un mot les grandes machines freudiennes (y compris le concept et le mot d'inconscient!) ne sont à mes yeux que des armes provisoires, voire des outils rhétoriques bricolés contre une philosophie de la conscience, de l'intentionnalité transparente et pleinement responsable. Je ne crois guère à leur avenir. Je ne pense pas qu'une métapsychologie puisse résister longtemps à l'examen. On n'en parle déjà presque plus». Jacques Derrida De quoi demain…, Fayard-Galilée, pp. 279-280
Bricolés les concepts freudiens? Pas vraiment surtout hermétiques et
révélés; une religion et non pas une science comme l'avait remarqué K
Popper. Un marxisme de la psyché. Une invention manipulatrice et
source de pouvoir.

Freud est juif, ceux qui le critiquent peuvent être antisémites ou non mais la religion juive a peu à voir là dedans
Autre sujet de société qui est relancé par le livre et la personnalité d'Onfray: les juifs. On sait Onfray assez antijuif comme il est antichrétien et anti-islamique. Simplement avec les juifs il fort à
faire en raison de la présence massive de production intellectuelle
par des juifs ou d'origine juive. Au delà du théorème de Godwin il
faut rappeler que Freud était juif et que ses disciples en dehors de C
Jung l'étaient aussi. Pourtant  je suis particulièrement frappé par
l'inanité des comparaisons et autres attaques sournoises sur la
judaïté de Freud et sur les liens de la psychanalyse avec la religion
juive. Ainsi ce serait un kabbaliste, il aurait inventé la
psychanalyse à partir du Talmud, il aurait été "jusqu'à sa mort"
membre d'un loge maçonnique hébraïque... Foutaises antisémites c'est
sur. Et les récidivistes s'en donnent à coeur joie! En revanche il y a
quatre aspects qui m'ont toujours frappé et qui ne vont pas dans ce
sens:
1/ Ce Freud a été très fort dans la généralisation de sa petite
histoire personnelle. Autrement dit traversé par des rêves spéciaux il
a persuadé une partie de l'humanité qu'il s'agissait des rêves de
Monsieur et Madame tout le monde... Que ses fantasmes étaient
universels et les extravagances de son développement psychique la
routine de l'être bipède. Les humains à rationalité limitée et à
psychisme lambda se sont identifiés, ils se sont sentis plus riches
avec de tels fantasmes par rapport à leur rêves banals et à leurs
histoires conventionnelles... Baiser leur belle-soeur, il n'y avaient
pas pensé et puis elle était moche, mais baiser leur mère ça c'est
plus fort tellement fort que cela détruit, comme tuer son père. Toutes
choses qui n'avaient pas germé dans leur cerveau déprimé et qui
étaient maintenant propulsées au centre virtuel de leur psyché, une
tornade destructrice que d'ailleurs le psy ne pouvait maîtriser. Cela
dure plusieurs années pour cicatriser d'une telle intrusion psychique.
Plusieurs années de perdues. L'adoption des fantasmes freudiens ne
guérit pas. Elle ne sauve pas c'est une impasse. Il suffit d'en
sortir. Autant dire rien à voir avec l'enseignement de la Torah.
2/ Freud m'apparaît terriblement de son temps. Vienne, la bourgeoisie
chrétienne élevée au péché découvre la liberté sexuelle, la pilule
c'est pour bientôt, l'augmentation des divorces etc. Et dans ce
contexte le divan c'est confesse! Je ne vois pas le Talmud mais le
grillage! Je ne vois pas de kabbale mais le début de la désaffection
pour la religion et son remplacement par le psy, plus cher mais plus
chic.
Sur le site http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/reconciliation_confession.htm
on peut lire:
"4. Quelle différence y a-t-il entre l'entretien avec un psy et la
confession à un prêtre ? (divan ou confessionnal)
Confession et psychanalyse ont des points de convergence : s'exprimer
verbalement devant un autre qui écoute. Mais il y a des différences
fondamentales. La confession des péchés est un acte religieux dans
lequel le sujet reconnaît son péché et demande à être pardonné. La
psychanalyse est un travail d'investigation sur soi-même afin de
dénouer des problèmes psychiques. Le psy aide la personne à mieux se
connaître et à s'assumer. Le prêtre lui montre l'amour de Dieu et sa
miséricorde capable, par le pardon, de la guérir de ses faiblesses."

3/ Comment peut on raisonnablement après cela relier Freud à la
religion juive? Pourtant examinons autre chose, je n'ai jamais compris
comment dans ces attaques manifestement antisémites on pouvait
expliquer la place centrale du complexe d'Oedipe dont chacun sait
qu'il s'agit d'un drame du théâtre hellénique! Freud s'avère un
emprunteur de génie, il vend des concepts qu'il a collé sur sa vie
psychique pour la magnifier la valoriser. Et ça marche!
4/ Il reste l'argent et Onfray en fait beaucoup sur le sujet. Je ne
vois pas ce qu'il y a d'anormal à constater que la séance chez Sigmund
Freud valait 450 euro. Après tout c'est à peu près ce que coûte une
consultation de spécialiste dans les pays où les tarifs sont libres,
pas en france bien sur. Qu'Onfray s'en offusque au motif que cela
empêche la veuve et l'orphelin de se faire psychanalyser est une
contradiction flagrante avec ce qu'il développe c'est à dire
l'inefficacité de la psychanalyse! puisque la psychanalyse est
inefficace, que c'est au mieux une magie, un placebo peu importe que
les "pauvres" ne puissent y accéder, c'est un peu comme les courses à
Longchamp! De ce point de vue aussi le rapport avec la judaïté est nul
sauf à avoir pour livre de chevet  les Protocoles des Sages de Sion de
l'agent russe devenu bolchévik M Golovinsky.

Le freudomarxisme
Ensuite la psychanalyse a été le repaire de toute une intelligentsia
gauchisante qui a professé que le marxisme c'était fini, les prolos
étant de moins en moins nombreux et les chaînes qui les entravent de
plus en plus douces... En revanche les aliénations sont à l'intérieur
et ça ça les connaît! Les psy en grands rédempteurs des aliénations
psychiques dues au capitalisme mais sans s'oublier tout de même! La
misère la souffrance ça fait vivre et puis il y en a beaucoup plus
n'est ce pas?
"Quand on sait que huit millions de personnes en France  sont traités
par des thérapies qui dérivent de la psychanalyse, on voit bien qu'il
y a dans un tel livre et dans les propos tenus par l'auteur une
volonté de nuire qui ne pourra, à terme, que soulever l'indignation de
tous ceux qui - psychiatres, psychanalystes, psychologues,
psychothérapeutes - apportent une aide indispensable à une population
saisie autant par la misère économique - les enfants en détresse, les
fous, les immigrés, les pauvres - que par une souffrance psychique
largement mise en évidence par tous les collectifs de spécialistes."
E Roudinesco
http://www.mediapart.fr/club/edition/bookclub/article/170410/pourquoi-tant-de-haine?page=1
Volonté de nuire bigre il faut le poursuivre cet Onfray! Pas le droit
de détruire un business de huit millions de pèlerins. A suivre ...

lundi 24 mai 2010

Les verts, les solidaires et la génération suivante, une planète verte, et la dette?

Il est fascinant de constater combien les illusions que les médias répètent s'imposent peu à peu dans le cerveau des humains à rationalité limitée. Il n'est de jour sans qu'un Vert, un écolo militant ou un solidaire de toute nature n'affirme que notre génération est inconséquente car elle salit la planète cette terre que nous ne faisons qu'emprunter aux générations suivantes... Quel bon mot de Saint Ex! Quelle belle "cause" après la faillite du socialisme réel!
Oui mais voilà ces grands intellos directement issus des classes du marxisme fondamental de l'"éducation nationale" se bouchent les oreilles, ferment fort leurs yeux à l'évocation d'un legs beaucoup plus immédiat et douloureux celui de la dette publique. Autrement dit ce que nous avons emprunté aux autres humains plus cigales pour financer les frasques de notre démocratie parlementaire appelé état providence! Autrement dit un remboursement à faire par les générations suivantes et pas hypothétique celui là car réellement contracté et payé par les créditeurs.
Oui mais voilà certains altermondialistes épousent les vues de Mr Mélenchon qui a toujours professé que les états ne remboursaient jamais leurs dettes... Autrement dit ils font faillite ou dévaluent ou bien les deux. Mais cela ne dérange pas Mr Mélenchon et les altermondialistes qui ne jurent que par l'égalitarisme de gré ou de force. Pour autant ils veulent à tout prix nous enfoncer dans l'abîme des dettes.
1500 milliards d'euro et bientôt plus car nous ne faisons rien en France pour diminuer nos dépenses. Les mêmes Verts très soucieux des générations futures et de l'air qu'ils respireront ont proposé pendant les élections européennes un emprunt écolo de 1500 milliards d'euro à l'échelle européenne pour assainir l'air et l'eau, développer les énergies renouvelables et tout un tas d'autres projets planistes conçus par des fonctionnaires ou des idéologues. Il n'est venu à l'idée d'aucuns de ces avocats de l'endettement que si par malheur cet emprunt avait été contracté il aurait asséché les poches de nos enfants.
Bref les contradictions les plus grossières sont au coeur du discours politique et sur ce point le centre droit qui gouverne la France ne peut être épargné après la lamentable affaire de la taxe carbone.
En réalité la génération suivante est beaucoup plus menacée par la misère que par la pollution et encore moins par le changement climatique. Elle est beaucoup plus menacée par la dégradation de la situation économique que par celle des rivières. Qu'il faille mener les deux politiques est certainement souhaitable mais que les ayatollahs de l'écologie nous poussent plus encore dans le précipice de l'endettement en vertu de la nouvelle religion verte est un comble.
La première urgence est d'enrayer le déclin économique de la France; cela se fera en libérant le pays du tout état et des réglementations excessives qui entravent le travail, l'investissement et la recherche. Pour réussir à mieux combiner développement et écologie il ne faut pas brider le capitalisme, la recherche et l'entreprise, il faut au contraire les favoriser. Un seul exemple essentiel celui de l'énergie. C'est bien la recherche compétitive et concurrentielle qui va accoucher des nouveaux modes de captation et de production d'énergie. Pas les pétitionnaires du Larzac et les agitateurs anti OGM. Dans le solaire, l'éolien ou la pile à combustible des progrès extraordinaires se font et vont se faire dans les prochaines années. Nous allons vers des productions décentralisées alors que le réseau en place servira à basculer vers d'autres utilisateurs le surplus de production électrique local. Par ailleurs les possibilités de stockage de l'énergie électrique sont aujourd'hui très limitées et vont connaître des développements insoupçonnés. Ainsi c'est bien la santé économique d'un pays qui est le gage d'un développement respectueux de l'environnement. Nous ne sortirons pas de l'ère des énergies fossiles par des Grenelle de triste mémoire mais par des brevets et des réalisations industrielles, du travail et de la compétition. Notre pays plombé par une dépense publique extravagante est mal placé dans cette compétition. A l'effet d'éviction que la dépense publique exerce sur l'investissement privé il faut substituer une dépense publique efficace et modeste qui laisse aux innovateurs et aux entrepreneurs un espace économique et financier.

Qui finance les partis et les hommes politiques français? Vous ne le savez pas...

La démocratie française est un exemple de système politique opaque et clanique. Ainsi, par exemple, il est très difficile de savoir quelles entreprises et quels particuliers sont les principaux contributeurs des partis et des "hommes" politiques.
L'industrie du tabac finance-t-elle Sarkozy ou Aubry?
Celle du nucléaire le Modem ou le PC?
Nos législateurs nous assurent avoir fait en sorte par le mirage de la loi que tout est en règle. Que tout est déclaré. Déclaré à qui ? Au fisc peut être mais pas au public.
Si vous voulez malgré la propaganda marxiste de nos radios et télé nationales contre la grande démocratie US savoir qui a financé Obama ou Clinton ou Bush un site très clair est au bout de votre souris!
Et Krugman dans son papier du NYT (probablement le journal qui atteint le plus haut niveau de qualité du monde libre) utilise ces données pour conseiller à Obama de trouver son Franklin D. Roosevelt intérieur... N'est ce pas un peu caricatural comme le lui rappelle certains commentateurs?
http://www.opensecrets.org/index.php
http://community.nytimes.com/comments/www.nytimes.com/2010/05/24/opinion/24krugman.html

dimanche 23 mai 2010

Freud, les psychanalystes militants et la polémique

Un certain Karim Sarroub "fait" une analyse du livre d'Onfray. En réalité il aboie et invective. Tout y passe mais le passage sur les thérapies cognitives et comportementales illustre bien le caractère sectaire de sa pensée. Il met en exergue le fait qu'Onfray se sert de la déconsidération d'autrui pour déboulonner Freud mais il feint de ne pas se rendre compte qu'il est un exemple typique de ce type de discours quelques lignes plus loin pour tenter de déconsidérer les TCC! Et cette inélégance dans le discours, cette brutalité de jugement est un leit motiv de son texte en général...
On lit par ailleurs sur son blog:
"Pour la psychanalyse et la littérature, l'auteur de ce blog étant psychanalyste et romancier, il y est question également du combat que mènent les psychanalystes contre les cognitivistes, et la prochaine loi dite "Amendement Accoyer"."
Combat, bigre il faut se méfier...
Et pour finir cette mention qui résume bien le personnage:
"L'auteur de ce billet a décidé d'en fermer les commentaires"
http://www.lepost.fr/article/2010/05/22/2083436_karim-sarroub-son-analyse-du-livre-de-michel-onfray.html

Illusions socialistes: l'état providence et la réalité

Nombre de personnes au travail par retraité
Ce graphique du NYT de ce jour est absolument fascinant. La moitié de la population retraitée en 2030!
Dans ces conditions il sera bien sur impossible de prélever les retraites le chômage et l'assurance maladie car cela conduirait à prélever 75% du salaire environ. Mais il y a autre chose: depuis 1950 la France n'a pas beaucoup de gens au travail, en tous cas moins que les autres pays industrialisés. C'est la raison pour laquelle ceux qui travaillent en France sont tellement pressurisés d'impôts! 
Les jeunes générations ne pourront pas faire les gains de productivité nécessaire! Notre PIB est annoncé en croissance molle de 1 à 1,5% sur les prochaines années.
Il est donc nécessaire de travailler jusqu'à 70 ans et d'augmenter les prélèvements. Mais surtout il faut d'urgence en France panacher les retraites avec une capitalisation. Cette urgence est tout simplement motivée par un fait: l'état assure des transferts records en France ce qui fragilise le système.

Pourcentage des transferts publics dans les revenus des personnes âgées de plus de 65 ans
 
(Source OCDE)
Mais ces transferts ne sont pas tout à fait symétriques! Voici comment se ventilent les "cotisations":


Il est évident que les fonctionnaires bénéficient d'un statut très favorable qui est payé par les impôts.
Bref, c'est un problème simple et les français ont bien compris pour la plupart . Les "responsables" politiques de toute obédience s'honoreraient en parlant vrai au lieu de colporter des illusions qui augurent de lendemains paupérisateurs.
 
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