samedi 17 janvier 2009
mercredi 14 janvier 2009
Oméga 3 et dépression, lien avec l'inflammation
Anti-Inflammatory Drug Mimics Effects of Omega-3 Fatty Acid
Cai Song, Xiang Yang Zhang, and Mehar Manku
mardi 13 janvier 2009
Dette: urgence d'une révision constitutionnelle
Et voilà, A Merckel va le faire:
http://www.ft.com/cms/s/0/0e87d8ee-e182-11dd-afa0-0000779fd2ac.html
La réponse à la question de sortie de la relance était: modifier la constitution pour obliger l'état à rembourser la dette quels que soient les conditions et les politiciens. J'avais proposé ce mécanisme (merci JC d'avoir à la place plombé l'économie avec le principe de précaution cher à sa fille et aux écologauchistes) dans ce blog, Bravo à Mme Merckel qui en a!
Honte à nos politiques qui vont continuer à se passer la patate chaude. Honte à nous qui ne faisons rien pour sortir du cancer de la dette publique.
“This means we will have to borrow more. But we must also be credible vis-à-vis future generations when we say we intend to repay this debt quickly.”
"The mechanism, to be agreed by the cabinet on January 28, could include a rule forcing the government to tap windfall tax revenues to repay its debt once economic growth reaches a given threshold"
Mais voilà que les inquiétudes sur la dette des pays du Club med ( à part l'Irlande) commencent à inquiéter les agences de notation:
"The spread in bond yields between the benchmark German bunds and equivalent Spanish, Italian, Greek, Irish and Portuguese issues has risen fourfold since July, showing similar anxiety among investors and raising the cost of the measures European governments are taking as they fight the crisis. Rating agencies have warned Spain, Greece and Ireland in the past days that they could face rating downgrades if their public balances and economic conditions continued to deteriorate."
La France est entre les deux: une Allemagne qui agi et des pays du Sud qui subissent. J'ai bien noté que Nicolas Sarkozy a annoncé des dépenses modestes et surtout aucune relance de la demande.
Il faut être prudent le SME est jeune et le but principal est de créer les conditions d'une reprise saine, argent sain, création de richesses dans l'économie réelle ni celle des dérivés ni celle des fonctionnaires. Ce n'est pas facile sinon tout le monde le ferait, mais c'est vital. Ce défi s'il est relevé sera la véritable rupture.
1/FT
http://www.ft.com/cms/s/0/0e87d8ee-e182-11dd-afa0-0000779fd2ac.html
La réponse à la question de sortie de la relance était: modifier la constitution pour obliger l'état à rembourser la dette quels que soient les conditions et les politiciens. J'avais proposé ce mécanisme (merci JC d'avoir à la place plombé l'économie avec le principe de précaution cher à sa fille et aux écologauchistes) dans ce blog, Bravo à Mme Merckel qui en a!
Honte à nos politiques qui vont continuer à se passer la patate chaude. Honte à nous qui ne faisons rien pour sortir du cancer de la dette publique.
“This means we will have to borrow more. But we must also be credible vis-à-vis future generations when we say we intend to repay this debt quickly.”
"The mechanism, to be agreed by the cabinet on January 28, could include a rule forcing the government to tap windfall tax revenues to repay its debt once economic growth reaches a given threshold"
Mais voilà que les inquiétudes sur la dette des pays du Club med ( à part l'Irlande) commencent à inquiéter les agences de notation:
"The spread in bond yields between the benchmark German bunds and equivalent Spanish, Italian, Greek, Irish and Portuguese issues has risen fourfold since July, showing similar anxiety among investors and raising the cost of the measures European governments are taking as they fight the crisis. Rating agencies have warned Spain, Greece and Ireland in the past days that they could face rating downgrades if their public balances and economic conditions continued to deteriorate."
La France est entre les deux: une Allemagne qui agi et des pays du Sud qui subissent. J'ai bien noté que Nicolas Sarkozy a annoncé des dépenses modestes et surtout aucune relance de la demande.
Il faut être prudent le SME est jeune et le but principal est de créer les conditions d'une reprise saine, argent sain, création de richesses dans l'économie réelle ni celle des dérivés ni celle des fonctionnaires. Ce n'est pas facile sinon tout le monde le ferait, mais c'est vital. Ce défi s'il est relevé sera la véritable rupture.
1/FT
dimanche 11 janvier 2009
Iran, Hamas et les pacifistes européens
Les idiots utiles qui manifestent pour la paix au Moyen Orient n'ont pas fait une seule manifestation pour arrêter les milliers de roquettes que le Hamas a lancé sur Israël depuis son retrait de la bande de Gaza. Ils n'ont pas manifesté pour demander à l'Iran d'arrêter la livraison des roquettes et à l'Egypte d'interdire par tous moyens le transit de tout ce matériel via sa frontière avec la bande de Gaza. C'est un pacifisme tendancieux.
Ils déclarent ou d'autres le font pour eux que le Hamas lance des roquettes à cause du blocus israélien. Or Israël fourni électricité et alimentation à la bande de Gaza depuis son retrait. Par ailleurs ce blocus est d'une singulière inefficacité si l'on en juge par les quantités d'armes accumulées dans le territoire. On peut affirmer que si au lieu de faire entrer des armes dans la bande de Gaza le Hamas avait développé un transit commercial la situation économique de la population aurait été bien meilleure. Et l'intervention israélienne n'aurait pas eu lieu.
Il faut être clair et le Hamas l'est. Il veut détruire Israël par tous les moyens possibles, objectif unique partagé par le Hezbollah libanais et inspiré par Téhéran. Tout naturellement les israéliens ne laisseront jamais un pays construire des armes pour le détruire car ils n'ont tout simplement pas le choix. Alors qu'ont fait les israéliens? Ils n'ont cessé d'alerter la communauté internationale en précisant que le robinet des roquettes est à Téhéran. Les grandes puissances ont mis en place un embargo qui est très inefficace si l'on en juge par les faits.
Finalement les israéliens ont décidé cette intervention au sol, dans un climat préélectoral en Israël et de transition aux USA. D'un point de vue tactique on peut se demander si cette intervention n'est pas trop tardive. En effet les européens et autres manifestants "pacifistes" comme les opinions et leurs faiseurs, les médias s'étaient acclimatés aux messages journaliers de quelques dizaines de roquettes lancées vers l'état hébreu avec des dégâts humains et matériels sur lesquels de manière très intentionnelle (comment ne pas le relever) on passait très vite. Un enfant perd sa jambe, un adulte est dévisagé par les éclats un autre meurt mais personne ne s'en soucie dans l'Occident pacifiste. On préfère nous rapporter à longueur de journal radiophonique ou télévisé qu'un SDF est mort et que compte tenu de la saison c'est de froid, coupables que nous sommes!
Une fois la guerre devenue bilatérale sont venus les mots ravageurs. Réponse "disproportionnée". Si Israël avait répondu à la première roquette le qualificatif aurait été "prématurée", si Israël avait bombardé Téhéran le qualificatif aurait été "inapproprié et dangereux". Des commentateurs avisés se sont demandés si en envoyant eux aussi au hasard et alors en faisant obligatoirement plus de victimes civiles, des roquettes sur Gaza, les Israéliens auraient bénéficié de qualificatifs plus respectueux? Bref ce que les pacifistes et proHamas veulent c'est qu'Israël ne se défende pas et rapidement disparaisse. Car il n'y a pas de paix ou de traité de paix possible avec un Hamas qui a pour but la destruction d'Israël (1).
Tous les gouvernements européens et arabes le savent et la plupart se réjouissent à la différence de leurs opinions de l'affaiblissement du Hamas. Les israéliens font le sale boulot qu'aucune armée européenne ne serait capable de faire sinon au prix de pertes civiles sans commune mesure.
Le pacifisme dans sa forme proHamas est une imposture.
Il serait déterminant pour la suite que les palestiniens qui ne sont pas proHamas puissent influer sur le devenir politique de Gaza. Ils sont la moitié de la population mais le Hamas exerce un pouvoir totalitaire et n'hésite pas à tuer ses propres compatriotes quand ils ne sont de son avis. La clef de la paix est là dans une évolution démocratique. Donc pas tout de suite. Le terrorisme est une impasse, dans le monde entier, en Inde comme au Moyen Orient. Toutefois si l'on en juge par la durée de vie des organisations terroristes en Europe (Irlande du nord, pays basque, Corse) nous sommes loin de son affaiblissement au Moyen Orient. De nombreux innocents vont périr dans les années à venir. Et les pacifistes continueront à affirmer que leurs actions sont justifiées comme ils l'ont déjà fait à propos des mouvements régionaux sus cités. S'agissant du conflit Israël/Hamas les pacifistes retardent la prise de conscience des masses idéologisées et fanatisées et font courir un risque de déflagration mondiale. Cela rappelle une autre situation de l'histoire quand la gauche manifestait pour la paix et que le führer envahissait l'Europe. Mais l'histoire ne se répète pas et beaucoup de musulmans sont opposés au terrorisme quoiqu'ils soient dans l'incapacité de le manifester ou de s'organiser pour influer sur la politique de leur pays. Beaucoup émigrent ce qui fait l'affaire des fondamentalistes. L'insuffisance de démocratie est une question à double tranchant. Pour certains les régimes autarciques sont indispensables pour barrer la route électorale aux mouvements terroristes (Frères musulmans en Egypte...), pour d'autres ils ne font que valider la thèse de ces mouvements qui stigmatisent les gouvernements en place en les qualifiant d'illégitimes ce qui justifie les actions terroristes. Dans les deux cas le développement économique est complètement occulté car les deux pouvoirs ont besoin de la misère pour régner. Et cette misère se lit dans les statistiques économiques alors que ces pays ont bénéficié d'une manne liée à la vente des hydrocarbures qui risque ne pas se reproduire avant longtemps. On mesure le retard économique accumulé et la souffrance infligée aux populations en plus des conflits. S'agissant de la Palestine, il est évident qu'un état séparé en deux territoires distants n'est pas à même de fonctionner efficacement sur le plan politique ou économique. Il est vraisemblable que l'avenir de la bande de Gaza soit vers le sud et l'Egypte. Le futur état palestinien prenant place en Cisjordanie. C'est ce qu'anticipe le Fatah d'Abbas et c'est une des raisons pour lesquelles ce dernier ne souhaite pas reprendre le contrôle de Gaza. L'obstacle majeur à cette évolution est le Hamas car Moubarak sait que tout rapprochement renforcerait les Frères musulmans et déstabiliserait son pouvoir. Or personne ne veut d'une déstabilisation de l'Egypte. Les palestiniens de Gaza sont pris dans ce piège et ne pourront s'en sortir qu'en faisant émerger un autre pouvoir politique à Gaza.
1.Charte du Hamas
http://avalon.law.yale.edu/20th_century/hamas.asp
2.A propos de l'instabilité politique générée par le conflit
http://www.nytimes.com/2009/01/12/world/middleeast/12egypt.html?_r=1&hp
Ils déclarent ou d'autres le font pour eux que le Hamas lance des roquettes à cause du blocus israélien. Or Israël fourni électricité et alimentation à la bande de Gaza depuis son retrait. Par ailleurs ce blocus est d'une singulière inefficacité si l'on en juge par les quantités d'armes accumulées dans le territoire. On peut affirmer que si au lieu de faire entrer des armes dans la bande de Gaza le Hamas avait développé un transit commercial la situation économique de la population aurait été bien meilleure. Et l'intervention israélienne n'aurait pas eu lieu.
Il faut être clair et le Hamas l'est. Il veut détruire Israël par tous les moyens possibles, objectif unique partagé par le Hezbollah libanais et inspiré par Téhéran. Tout naturellement les israéliens ne laisseront jamais un pays construire des armes pour le détruire car ils n'ont tout simplement pas le choix. Alors qu'ont fait les israéliens? Ils n'ont cessé d'alerter la communauté internationale en précisant que le robinet des roquettes est à Téhéran. Les grandes puissances ont mis en place un embargo qui est très inefficace si l'on en juge par les faits.
Finalement les israéliens ont décidé cette intervention au sol, dans un climat préélectoral en Israël et de transition aux USA. D'un point de vue tactique on peut se demander si cette intervention n'est pas trop tardive. En effet les européens et autres manifestants "pacifistes" comme les opinions et leurs faiseurs, les médias s'étaient acclimatés aux messages journaliers de quelques dizaines de roquettes lancées vers l'état hébreu avec des dégâts humains et matériels sur lesquels de manière très intentionnelle (comment ne pas le relever) on passait très vite. Un enfant perd sa jambe, un adulte est dévisagé par les éclats un autre meurt mais personne ne s'en soucie dans l'Occident pacifiste. On préfère nous rapporter à longueur de journal radiophonique ou télévisé qu'un SDF est mort et que compte tenu de la saison c'est de froid, coupables que nous sommes!
Une fois la guerre devenue bilatérale sont venus les mots ravageurs. Réponse "disproportionnée". Si Israël avait répondu à la première roquette le qualificatif aurait été "prématurée", si Israël avait bombardé Téhéran le qualificatif aurait été "inapproprié et dangereux". Des commentateurs avisés se sont demandés si en envoyant eux aussi au hasard et alors en faisant obligatoirement plus de victimes civiles, des roquettes sur Gaza, les Israéliens auraient bénéficié de qualificatifs plus respectueux? Bref ce que les pacifistes et proHamas veulent c'est qu'Israël ne se défende pas et rapidement disparaisse. Car il n'y a pas de paix ou de traité de paix possible avec un Hamas qui a pour but la destruction d'Israël (1).
Tous les gouvernements européens et arabes le savent et la plupart se réjouissent à la différence de leurs opinions de l'affaiblissement du Hamas. Les israéliens font le sale boulot qu'aucune armée européenne ne serait capable de faire sinon au prix de pertes civiles sans commune mesure.
Le pacifisme dans sa forme proHamas est une imposture.
Il serait déterminant pour la suite que les palestiniens qui ne sont pas proHamas puissent influer sur le devenir politique de Gaza. Ils sont la moitié de la population mais le Hamas exerce un pouvoir totalitaire et n'hésite pas à tuer ses propres compatriotes quand ils ne sont de son avis. La clef de la paix est là dans une évolution démocratique. Donc pas tout de suite. Le terrorisme est une impasse, dans le monde entier, en Inde comme au Moyen Orient. Toutefois si l'on en juge par la durée de vie des organisations terroristes en Europe (Irlande du nord, pays basque, Corse) nous sommes loin de son affaiblissement au Moyen Orient. De nombreux innocents vont périr dans les années à venir. Et les pacifistes continueront à affirmer que leurs actions sont justifiées comme ils l'ont déjà fait à propos des mouvements régionaux sus cités. S'agissant du conflit Israël/Hamas les pacifistes retardent la prise de conscience des masses idéologisées et fanatisées et font courir un risque de déflagration mondiale. Cela rappelle une autre situation de l'histoire quand la gauche manifestait pour la paix et que le führer envahissait l'Europe. Mais l'histoire ne se répète pas et beaucoup de musulmans sont opposés au terrorisme quoiqu'ils soient dans l'incapacité de le manifester ou de s'organiser pour influer sur la politique de leur pays. Beaucoup émigrent ce qui fait l'affaire des fondamentalistes. L'insuffisance de démocratie est une question à double tranchant. Pour certains les régimes autarciques sont indispensables pour barrer la route électorale aux mouvements terroristes (Frères musulmans en Egypte...), pour d'autres ils ne font que valider la thèse de ces mouvements qui stigmatisent les gouvernements en place en les qualifiant d'illégitimes ce qui justifie les actions terroristes. Dans les deux cas le développement économique est complètement occulté car les deux pouvoirs ont besoin de la misère pour régner. Et cette misère se lit dans les statistiques économiques alors que ces pays ont bénéficié d'une manne liée à la vente des hydrocarbures qui risque ne pas se reproduire avant longtemps. On mesure le retard économique accumulé et la souffrance infligée aux populations en plus des conflits. S'agissant de la Palestine, il est évident qu'un état séparé en deux territoires distants n'est pas à même de fonctionner efficacement sur le plan politique ou économique. Il est vraisemblable que l'avenir de la bande de Gaza soit vers le sud et l'Egypte. Le futur état palestinien prenant place en Cisjordanie. C'est ce qu'anticipe le Fatah d'Abbas et c'est une des raisons pour lesquelles ce dernier ne souhaite pas reprendre le contrôle de Gaza. L'obstacle majeur à cette évolution est le Hamas car Moubarak sait que tout rapprochement renforcerait les Frères musulmans et déstabiliserait son pouvoir. Or personne ne veut d'une déstabilisation de l'Egypte. Les palestiniens de Gaza sont pris dans ce piège et ne pourront s'en sortir qu'en faisant émerger un autre pouvoir politique à Gaza.
1.Charte du Hamas
http://avalon.law.yale.edu/20th_century/hamas.asp
2.A propos de l'instabilité politique générée par le conflit
http://www.nytimes.com/2009/01/12/world/middleeast/12egypt.html?_r=1&hp
vendredi 9 janvier 2009
Toujours les oméga 3! Omega 3 fatty acids and health: still a gap in our practices!
Les acides gras oméga 3 et notamment les longues chaînes (principalement le DHA et l'EPA) sont de puissants protecteurs contre les maladies cardiovasculaires et d'autres maladies chroniques. Ils sont par ailleurs doués de ces propriétés sans exposer à des effets secondaires notables. Pourtant leur utilisation en tant que supplément nutritionnel est faible. Les médecins mais aussi les autres soignants en recommandent rarement. De surcroît les quantités apportées par de nombreux suppléments sont très insuffisantes.
Comme ces acides gras ne sont pas ou très peu synthétisés par notre corps il est essentiel d'en absorber chaque jour. Quels sont les quantités nécessaires? Personne ne le sait mais par contre il est établi que des apports au dessous de 300mg/j ne permettent pas d'avoir une quantité suffisante d'acides gras oméga 3 longues chaines dans les membranes des cellules qu'il s'agisse des cellules du coeur, du cerveau ou bien d'autres tissus.
Une des difficultés rencontrées dans le conseil en nutrition est la difficulté à obtenir un marqueur biologique du risque lié à la carence en oméga 3. Le dosage des oméga 3 longue chaine dans les membranes des globules rouges est un marqueur intéressant qui présente pourtant plusieurs handicaps. Tout d'abord les mesures ne sont pas toutes comparables en raison des méthodes et des unités utilisées. Ensuite en France cette analyse sanguine n'est pas remboursée ce qui en limite la diffusion.
Les acides gras oméga 3 sont cependant sous utilisés en médecine humaine pour d'autres raisons. La principale est commerciale, le caractère naturel de ces acides gras ne permet pas pour l'heure de protection s'agissant d'un éventuel dérivé, si bien que toute la stratégie commerciale des firmes pharmaceutiques est concentrée sur les autres moyens pharmacologiques de lutter contre ces maladies chroniques.
Une stratégie validée par différentes études cliniques est de prendre en supplémentation 500 à 1000 mg /j d'huile de poisson ou de krill en gélules et ce dès l'âge adulte à moins que l'on ait une alimentation exclusive en produits de la mer riches en oméga 3. Cette stratégie doit aussi comprendre une diminution des apports en oméga 6 en remplaçant les huiles végétales par de l'huile de noix de colza ou d'olive.
Enfin il faut souligner que la prise d'acides gras hautement poly-insaturés doit s'accompagner d'une diminution des pro-oxydants: tabac fumé, cuisson haute température et d'une alimentation riche en fruits et légumes crus pourvoyeurs d'anti-oxydants naturels qui eux ne sont pas aujourd'hui remplaçables par des suppléments.
Comme ces acides gras ne sont pas ou très peu synthétisés par notre corps il est essentiel d'en absorber chaque jour. Quels sont les quantités nécessaires? Personne ne le sait mais par contre il est établi que des apports au dessous de 300mg/j ne permettent pas d'avoir une quantité suffisante d'acides gras oméga 3 longues chaines dans les membranes des cellules qu'il s'agisse des cellules du coeur, du cerveau ou bien d'autres tissus.
Une des difficultés rencontrées dans le conseil en nutrition est la difficulté à obtenir un marqueur biologique du risque lié à la carence en oméga 3. Le dosage des oméga 3 longue chaine dans les membranes des globules rouges est un marqueur intéressant qui présente pourtant plusieurs handicaps. Tout d'abord les mesures ne sont pas toutes comparables en raison des méthodes et des unités utilisées. Ensuite en France cette analyse sanguine n'est pas remboursée ce qui en limite la diffusion.
Les acides gras oméga 3 sont cependant sous utilisés en médecine humaine pour d'autres raisons. La principale est commerciale, le caractère naturel de ces acides gras ne permet pas pour l'heure de protection s'agissant d'un éventuel dérivé, si bien que toute la stratégie commerciale des firmes pharmaceutiques est concentrée sur les autres moyens pharmacologiques de lutter contre ces maladies chroniques.
Une stratégie validée par différentes études cliniques est de prendre en supplémentation 500 à 1000 mg /j d'huile de poisson ou de krill en gélules et ce dès l'âge adulte à moins que l'on ait une alimentation exclusive en produits de la mer riches en oméga 3. Cette stratégie doit aussi comprendre une diminution des apports en oméga 6 en remplaçant les huiles végétales par de l'huile de noix de colza ou d'olive.
Enfin il faut souligner que la prise d'acides gras hautement poly-insaturés doit s'accompagner d'une diminution des pro-oxydants: tabac fumé, cuisson haute température et d'une alimentation riche en fruits et légumes crus pourvoyeurs d'anti-oxydants naturels qui eux ne sont pas aujourd'hui remplaçables par des suppléments.
mardi 6 janvier 2009
Peggy Noonan explique les années Bush.
Il y a ceux qui se contentent des clichés, des images noir et blanc, pour ou contre la guerre en Irak, pour ou contre Bush etc. Pour les autres il y a l'histoire la grande et la petite. Témoin des années Reagan c'est de l'intérieur que Peggy Noonan nous raconte l'Amérique traumatisée par le 11 septembre et ensuite divisée au point de menacer l'unité de la nation au cours des années Bush. Un récit factuel, sans idéologie ni idées préconçues, un témoignage pour son pays. Mais aussi beaucoup de réponses aux questions posées en Europe et auxquelles nous avons répondu souvent par anti-américanisme° ou antibushisme mais sans comprendre.
° "Ce qui reste du communisme quand on a tout oublié", Michel Winock
samedi 3 janvier 2009
New York City last day!
Ca ne pouvait pas durer éternellement! La fin des vacances de Noël 2008 s'est déroulée dans le B 777 entre NYC et Paris. Dans cette transatlantique j'étais entouré des signes de l'affrontement israélo-palestinien actuel: devant moi un musulman libanais et à ma gauche un rabbin israélien. Seul point commun, ils ont mangé le même repas. Pas un signe, pas un regard, une coexistence pacifique avant l'opération sur Gaza.
Le Hamas est fourni en armes et entraîné par l'Iran. Israël par les US. La guerre US/Iran a bien lieu par intermédiaires. Aucun pays n'accepterait huit ans de chutes de roquettes sur son territoire sans réagir. Ce que fait l'Iran est absolument criminel et bien évidemment la "communauté internationale" le sait au kg d'explosif près.
Pour autant y a-t-il une porte de sortie? Israël se sent en danger localement avec les roquettes du Hamas qui tombent aléatoirement dans un rayon que l'on peut dessiner sur la carte avec un compas et à distance avec la nucléarisation de l'Iran. Les palestiniens de la bande de Gaza qui ont choisi le Hamas dans une fuite en avant politique, sont devenus les otages des iraniens qui les manipulent pour déclencher des conflits. L'UE a une responsabilité particulière car elle est le principal bailleur de fonds des palestiniens. Croire que donner de l'argent va résoudre un problème est assez caractéristique de l'esprit qui règne à Bruxelles et au parlement. Aucune somme d'argent ne remplacera la démocratie et le développement économique. Mais est-ce possible? Probablement de moins en moins car beaucoup de palestiniens quittent les territoires et laissent le champ libre aux extrémistes qui n'ont à mon avis que très peu à voir avec la religion mais savent s'en servir pour manipuler les masses. Un état palestinien, résultat de négociations comme celles qu'avaient menées Clinton aurait il évité les guerres actuelles (Liban 2, et bande de Gaza)? Rien n'est moins sur car les garanties démocratiques présentes dans le texte de l'accord étaient minces et auraient probablement conduit à la prise de pouvoir du Hamas sur l'état palestinien naissant.
Plusieurs pistes de réflexion peuvent être listées, la plupart seront plus claires après l'arrivée d'Obama.
1/L'Iran tout d'abord et la pression américaine, un jeu subtil mais décisif pour la nouvelle administration. Tout changement dans la politique iranienne aura des conséquences au Moyen Orient.
2/Israël où à l'évidence la proximité des élections n'est pas pour rien dans le calendrier des opérations. Dans un procesus vers des frontières définitives, je ne parle pas de paix car je suis réaliste, il faudra faire des concessions et chacun sait que Jérusalem sera un point névralgique. Je pense que la bande de Gaza devrait aussi être un point délicat car le développement économique de ce territoire sans une ouverture sur l'Egypte est à mon avis très compromis. L'état hébreu craint la main d'oeuvre de Gaza pour des raisons de sécurité mais aussi démographique. Or Moubarak ne semble pas prêt à cette coopération car il craint pour la stabilité du régime, aujourd'hui plus qu'hier avec le Hamas au pouvoir à Gaza.
3/La crise économique qui menace les palestiniens d'une réduction de la manne des pays arabes; obligeant le Hamas a devenir plus pragmatique notamment dans le cas d'une perte d'influence de Téhéran.
4/En revanche je ne vois pas d'influence significative de l'Europe qui est profondément divisée sur le sujet. La présence de nombreux musulmans sur le sol européen dont beaucoup sympathisent avec le Hamas ne facilitera pas la tâche des gouvernements nationaux. La faiblesse de la diplomatie européenne unifiée restera un autre obstacle à toute influence européenne au moins en 2009.
Cette liste exclue les scénarios catastrophes dont nous européens serions les témoins mais aussi les victimes comme une guerre Israël/Iran, une instabilité sociale en Europe et singulièrement en France en cas de conflit long et sanglant, les conséquences économiques de la récession sur le Magreb et une immigration brutale, bref des difficultés rapidement systémiques et particulièrement incontrolables dans nos sociétés.
Quand on réalise les sommes d'argent consommées par les conflits depuis 60 ans et l'état actuel des populations du Moyen Orient on peut comprendre que la nécessité aujourd'hui c'est la démocratie et le développement économique. C'est ce cap que l'Europe devrait tenir au lieu de considérer que la paix viendra d'un deal politique. Les autres voies sont sans issue.
Le Hamas est fourni en armes et entraîné par l'Iran. Israël par les US. La guerre US/Iran a bien lieu par intermédiaires. Aucun pays n'accepterait huit ans de chutes de roquettes sur son territoire sans réagir. Ce que fait l'Iran est absolument criminel et bien évidemment la "communauté internationale" le sait au kg d'explosif près.
Pour autant y a-t-il une porte de sortie? Israël se sent en danger localement avec les roquettes du Hamas qui tombent aléatoirement dans un rayon que l'on peut dessiner sur la carte avec un compas et à distance avec la nucléarisation de l'Iran. Les palestiniens de la bande de Gaza qui ont choisi le Hamas dans une fuite en avant politique, sont devenus les otages des iraniens qui les manipulent pour déclencher des conflits. L'UE a une responsabilité particulière car elle est le principal bailleur de fonds des palestiniens. Croire que donner de l'argent va résoudre un problème est assez caractéristique de l'esprit qui règne à Bruxelles et au parlement. Aucune somme d'argent ne remplacera la démocratie et le développement économique. Mais est-ce possible? Probablement de moins en moins car beaucoup de palestiniens quittent les territoires et laissent le champ libre aux extrémistes qui n'ont à mon avis que très peu à voir avec la religion mais savent s'en servir pour manipuler les masses. Un état palestinien, résultat de négociations comme celles qu'avaient menées Clinton aurait il évité les guerres actuelles (Liban 2, et bande de Gaza)? Rien n'est moins sur car les garanties démocratiques présentes dans le texte de l'accord étaient minces et auraient probablement conduit à la prise de pouvoir du Hamas sur l'état palestinien naissant.
Plusieurs pistes de réflexion peuvent être listées, la plupart seront plus claires après l'arrivée d'Obama.
1/L'Iran tout d'abord et la pression américaine, un jeu subtil mais décisif pour la nouvelle administration. Tout changement dans la politique iranienne aura des conséquences au Moyen Orient.
2/Israël où à l'évidence la proximité des élections n'est pas pour rien dans le calendrier des opérations. Dans un procesus vers des frontières définitives, je ne parle pas de paix car je suis réaliste, il faudra faire des concessions et chacun sait que Jérusalem sera un point névralgique. Je pense que la bande de Gaza devrait aussi être un point délicat car le développement économique de ce territoire sans une ouverture sur l'Egypte est à mon avis très compromis. L'état hébreu craint la main d'oeuvre de Gaza pour des raisons de sécurité mais aussi démographique. Or Moubarak ne semble pas prêt à cette coopération car il craint pour la stabilité du régime, aujourd'hui plus qu'hier avec le Hamas au pouvoir à Gaza.
3/La crise économique qui menace les palestiniens d'une réduction de la manne des pays arabes; obligeant le Hamas a devenir plus pragmatique notamment dans le cas d'une perte d'influence de Téhéran.
4/En revanche je ne vois pas d'influence significative de l'Europe qui est profondément divisée sur le sujet. La présence de nombreux musulmans sur le sol européen dont beaucoup sympathisent avec le Hamas ne facilitera pas la tâche des gouvernements nationaux. La faiblesse de la diplomatie européenne unifiée restera un autre obstacle à toute influence européenne au moins en 2009.
Cette liste exclue les scénarios catastrophes dont nous européens serions les témoins mais aussi les victimes comme une guerre Israël/Iran, une instabilité sociale en Europe et singulièrement en France en cas de conflit long et sanglant, les conséquences économiques de la récession sur le Magreb et une immigration brutale, bref des difficultés rapidement systémiques et particulièrement incontrolables dans nos sociétés.
Quand on réalise les sommes d'argent consommées par les conflits depuis 60 ans et l'état actuel des populations du Moyen Orient on peut comprendre que la nécessité aujourd'hui c'est la démocratie et le développement économique. C'est ce cap que l'Europe devrait tenir au lieu de considérer que la paix viendra d'un deal politique. Les autres voies sont sans issue.
vendredi 2 janvier 2009
Le débat économique bridé par l'idéologie et les modèles
Daniel Cohen dans le Monde de ce jour signe un éditorial en faveur de la complémentarité idéologique en économie, nous aurions besoin des deux, Friedman pour l'illiquidité, Keynes pour la croissance. C'est un peu simpliste! Ce qui l'est moins c'est que dans cet éditorial D. Cohen oublie le rôle de l'état avant pendant et après la crise. L'état serait-il devenu un passager clandestin dans l'esprit de Mr Cohen? Oublie-t-il la disparité majeure entre les US et la France quant au poids des prélèvements obligatoires, au code du travail, à l'esprit d'innovation et d'entreprise, au système universitaire, à la résilience globale du système économique et même financier? Quand il parle de la faillite de Lehman comme d'un déclencheur il oublie aussi les 25 banques qui depuis ont fait faillite aux US. Natixis et le Crédit Agricole sont toujours là! Par ailleurs et c'est une différence importante avec 29, le leveraging des banques et autres hedges funds ou des opérations de LBO et même des ménages était et reste très élevé, conduisant à une recherche effrénée de cash. Cet endettement colossal est adossé à une machinerie financière fragile qui n'existait pas en 29 celle des produits dérivés disséminés sur toute la planète financière. Si bien que le risque et son extension sont sans commune mesure avec 29. Enfin la prétendue modération salariale actuelle qui aurait interrompu le cycle inflation/salaires est aussi en rapport avec un niveau de vie et de sécurité sociale qui n'a rien de comparable avec 29! A-t-on vu la queue des chômeurs devant l'armée du salut pour un bol de soupe? Pas encore en tous cas.
Quelle crise vivons nous? Lance Cohen. Il est exact que la nature, les causes sont assez difficiles à préciser à chaud, H. Paulson le soulignait récemment. Attention aux interprétations basées sur des calques, modélisées par une vision achevée de la crise de 29. Ce qui est le plus certain dans ce que nous avons vécu (vivons) c'est l'illiquidité du marché interbancaire et des intermédiaires financiers. Pour le reste rien n'est très clair car l'intrication des facteurs est intense dans l'espace et le temps. Les états pris la main dans le sac de politiques pro cycliques ont probablement sur réagi comme tout responsable qui veut faire oublier ses propres turpitudes. Les banques centrales ont assez bien maîtrisé la crise de liquidité et c'est l'essentiel, quant aux taux et à la création de monnaie il est encore trop tôt pour évaluer leurs politiques. Attention cependant à la création monétaire en Europe et à la politique de taux négatifs aux US. Il s'agit de remèdes doués d'effets secondaires dévastateurs.
Finalement je voudrais insister sur un point qui me parait essentiel. Il s'agit du déséquilibre de la création de richesses dans le monde. Il est vrai que la politique de taux bas favorise l'endettement et la spéculation, l'argent n'étant pas cher. C'est la critique faite à A. Greenspan. Mais il me semble que les quantités considérables d'argent amassés par les pays qui vendent leurs matières premières ou le travail de leur citoyens ont un rôle qui a été sous évalué dans cette crise. Ces pétrogasodollars, commoditydollars ou consumerdollars cherchent un placement rentable et sur. Il s'agit de sommes considérables qui reflètent les déséquilibres commerciaux des US, de la France, et des autres pays. Ces actifs sont gérés soit par des acteurs corporate soit par des fonds souverains. Ce sont ces dollars qui ont alimenté la confiance des acteurs financiers qui mettaient au point des montages de plus en plus risqués mais dont certains avaient la garantie de l'état (Fannie Mae et Freddie Mac mais aussi AIG...). Le marché s'est trouvé inondé de liquidités qui on cherché une place a priori plus sure ou moins fluctuante que les actions! Ils ont cru la trouver. Et la preuve de l'importance de cette cause c'est bien le rendement des Bonds US qui reste très bas témoignant malgré la situation d'une offre substantielle alors que des différentiels significatifs se creusent en Europe entre Grèce, Italie, France et Allemagne.
Pourquoi cette cause est importante?
Tout d'abord parce que c'est bien là une différence essentielle avec 29 et même avec les autres crises récentes. Je l'ai répété dans cette analyse, gardons nous des modèles qui restreignent notre capacité d'analyse. Ceci étant dit la prise en compte de cette cause sur le moyen terme nécessite un rééquilibrage de la création de richesse, qui n'est pas un nouveau protectionisme mais tout simplement une reprise de la croissance industrielle et commerciale dans les pays industrialisés et singulièrement les US et l'Europe. Pour cela il est urgent que les états de ces pays favorisent cette croissance en levant les obstacles nationaux au redémarrage de l'économie réelle.
-En Europe c'est avant tout les réformes du marché du travail et du système social qu'il faut réussir.
- aux US c'est l'orientation de la société vers une utilisation moindre du pétrole et rapidement d'autres sources d'énergie de même qu'une orientation de l'investissement public vers les infrastructures là où c'est socialement et économiquement utile. J'ai le sentiment que Barak Obama est prêt à cette politique.
Peut on en dire autant en Europe singulièrement dans les pays du ClubMed?
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/02/keynes-ou-friedman-par-daniel-cohen_1137164_3232.html#xtor=EPR-32280156
Quelle crise vivons nous? Lance Cohen. Il est exact que la nature, les causes sont assez difficiles à préciser à chaud, H. Paulson le soulignait récemment. Attention aux interprétations basées sur des calques, modélisées par une vision achevée de la crise de 29. Ce qui est le plus certain dans ce que nous avons vécu (vivons) c'est l'illiquidité du marché interbancaire et des intermédiaires financiers. Pour le reste rien n'est très clair car l'intrication des facteurs est intense dans l'espace et le temps. Les états pris la main dans le sac de politiques pro cycliques ont probablement sur réagi comme tout responsable qui veut faire oublier ses propres turpitudes. Les banques centrales ont assez bien maîtrisé la crise de liquidité et c'est l'essentiel, quant aux taux et à la création de monnaie il est encore trop tôt pour évaluer leurs politiques. Attention cependant à la création monétaire en Europe et à la politique de taux négatifs aux US. Il s'agit de remèdes doués d'effets secondaires dévastateurs.
Finalement je voudrais insister sur un point qui me parait essentiel. Il s'agit du déséquilibre de la création de richesses dans le monde. Il est vrai que la politique de taux bas favorise l'endettement et la spéculation, l'argent n'étant pas cher. C'est la critique faite à A. Greenspan. Mais il me semble que les quantités considérables d'argent amassés par les pays qui vendent leurs matières premières ou le travail de leur citoyens ont un rôle qui a été sous évalué dans cette crise. Ces pétrogasodollars, commoditydollars ou consumerdollars cherchent un placement rentable et sur. Il s'agit de sommes considérables qui reflètent les déséquilibres commerciaux des US, de la France, et des autres pays. Ces actifs sont gérés soit par des acteurs corporate soit par des fonds souverains. Ce sont ces dollars qui ont alimenté la confiance des acteurs financiers qui mettaient au point des montages de plus en plus risqués mais dont certains avaient la garantie de l'état (Fannie Mae et Freddie Mac mais aussi AIG...). Le marché s'est trouvé inondé de liquidités qui on cherché une place a priori plus sure ou moins fluctuante que les actions! Ils ont cru la trouver. Et la preuve de l'importance de cette cause c'est bien le rendement des Bonds US qui reste très bas témoignant malgré la situation d'une offre substantielle alors que des différentiels significatifs se creusent en Europe entre Grèce, Italie, France et Allemagne.
Pourquoi cette cause est importante?
Tout d'abord parce que c'est bien là une différence essentielle avec 29 et même avec les autres crises récentes. Je l'ai répété dans cette analyse, gardons nous des modèles qui restreignent notre capacité d'analyse. Ceci étant dit la prise en compte de cette cause sur le moyen terme nécessite un rééquilibrage de la création de richesse, qui n'est pas un nouveau protectionisme mais tout simplement une reprise de la croissance industrielle et commerciale dans les pays industrialisés et singulièrement les US et l'Europe. Pour cela il est urgent que les états de ces pays favorisent cette croissance en levant les obstacles nationaux au redémarrage de l'économie réelle.
-En Europe c'est avant tout les réformes du marché du travail et du système social qu'il faut réussir.
- aux US c'est l'orientation de la société vers une utilisation moindre du pétrole et rapidement d'autres sources d'énergie de même qu'une orientation de l'investissement public vers les infrastructures là où c'est socialement et économiquement utile. J'ai le sentiment que Barak Obama est prêt à cette politique.
Peut on en dire autant en Europe singulièrement dans les pays du ClubMed?
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/02/keynes-ou-friedman-par-daniel-cohen_1137164_3232.html#xtor=EPR-32280156
jeudi 25 décembre 2008
New York city day 2, Christmas dinner
C'est le réveillon de Noël!
Courses dans NYC pour préparer notre repas avec du frais harvested or grown in USA. Il y aurait moins de monde pour ce Noël, y compris sur 5 th avenue, je ne sais pas ce sera dans les journaux assez vite. Grosse affluence par contre dans le cube Apple. Chaque fois que je rentre dans un Apple store je me remémore les paroles définitives de tous ceux qui, il y a quelques années à Pau, alors que j'achetais des Mac pour travailler à la clinique disaient: "pourquoi tu t'entêtes à être Mac, Apple va fermer!" De grands visionnaires du passé, quelle bêtise que cet esprit moutonnier!
Superbes adresses pour ceux qui aiment: Chelsea Market pour le poisson, génial, des lobsters de folie, huîtres, et poissons levés en filet, c'est très bien. Gros bémol tout de même pas d'affichage systématique du "wild" ou du "farmed"! Bon, pour les crevettes on ne demande pas c'est de l'aquaculture même si le produit est de très belle qualité. Les gambas à droite de l'étalage, le serveur n'est pas sur c'est peut être sauvage!
Après nous allons chez Whole Foods, le bio en grand et industriel. On peut discuter, regretter l'extraordinaire développement des produits transformés mais c'est totalement inapproprié car on peut choisir et c'est là la question essentielle. Allons y pour le choix nous sommes affamés et la salade composée à l'américaine est un must: choix immense, pay for the weight et des produits frais de grande qualité gustative et nutritionnelle. On ira la déguster dans un Starbucks avec un thé blanc délicieux.
Pour tout repas de ce calibre en bons européens on parle vin! Pas de hurlement s'il vous plaît! Le champagne est un cidre bio magnifique en saveurs le Martinelleo, on rêve d'une cuvée non pasteurisée non filtrée un peu plus fermentée! Radis, beurre, petits toasts au vollkorn brot, et des nuts, amandes, cajou et noisettes non salées et non grillées. Il faut y aller doucement car l'essentiel est à venir! Le repas se précise, quelques huîtres du Maine, du crabe frais en salade avec des cubes de concombre, de poivrons rouges et de l'oignon rouge, citron et huile d'olive en petite quantité. Un peu trop d'oignon pour ma fille mais bon elle a tout mangé! Les gambas cuites au four font un tabac, chair intacte, ferme et saveurs subtiles. Ce n'est pas tout à fait la gambas pêchée du matin dans la baie de Rosas (Catalogne sud) mais c'est très bien. Une dégustation préalable par un de mes fils nous a incité à proposer un Chardonnay de Californie (Simi, Sonoma county 2007). On est un peu déçu, attaque très neutre en bouche, du vert de feuille et l'alcool qui arrive très vite.
Pendant ce temps chacun a sacrifié son lobster dans le four culinaire. Il sont magnifiques et nous avons imaginé un accompagnement de quinoa et d'algues Dulce arrosées par un beurre fondu discrètement parfumé au thym. Le Chardonnay a changé c'est un Mâcon Lugny et il est riche, long en bouche avec très peu de bois.
Les lobsters sont très bons, cuisson parfaite, chair ferme mais très tendre très juteuse, je préfère les homards au four car la vapeur apauvrit les goûts et surtout la chair est plus compacte sans jus, too much stuffy! Les nôtres sont réussis!
Le quinoa est très apprécié car nous sommes affamés, le froid est là! La Dulce du Maine est un vrai délice pas du tout fibreuse et de l'iode plein la bouche. Le beurre doux US est à la hauteur.
Ensuite nous voulions du fromage US! Alors après une séance de dégustation chez Whole Foods voilà deux fromages intéressants:
le chèvre de la banlieue de NY
le lait cru de vache assez proche du Conté.
Nous avons choisi un Merlot australien de chez Lindemans toujours chez Gotham; tout a fait correct. Pour autant nous n'avons pas retrouvé le très bon merlot argentin de notre dîner de Lundi soir à La Rural. chez Gotham le choix était un peu difficile car franchement c'était un peu le foutoir!
Pour le dessert une bonne mousse au chocolat et des agrumes en salade avec un peu de canneberge et de l'ananas. C'est ma fille qui a fait la mousse mais les blancs ont nécessité le bras d'un garçon.
Que du frais et du très gouteux le réveillon était grand! La vie est courte! Et le havane était lui aussi très fin, moins de terre et plus de boisé dans les bouffées du panetelas de Cohiba, à essayer pour les inconditionnels du Monte Cristo.
New York Christmas is a must!
mardi 23 décembre 2008
New York city day 1
Froid, neige mais New York toujours exubérant, les gens travaillent, et on veut regarder vers l'avenir. Et l'avenir c'est Obama. Michael me prête son livre: The Audacity of Hope. Obama est avant tout un très habile politicien, il a compris le désarroi des gens de main street et son parcours l'a rapproché d'eux.
Il y a de très beaux passages dans le prologue sur ce que veut le peuple de l'Illinois et ce qui constitue l'approche pragmatique d'Obama.
"They figured that people should'nt have to file bankruptcy because they got sick". Ce qui frappe c'est le contenu social-démocrate dans lequel l'égalitarisme est banni. Il ne s'agit pas d'assister, mais de permettre d'accéder au soins, au collège etc.
Bien sur c'est le contexte qui compte. Une société doit trouver un équilibre dynamique. Si les avantages consentis aux membres sont tels que la richesse produite est faible alors la stagnation et le repli s'installent en même temps que de fantastiques rentes de situation. Si au contraire la société devient trop instable et que des besoins fondamentaux comme celui de se soigner pour une maladie grave ne peuvent être assumés collectivement il y a un risque de perte de confiance dans la société et son système politique. Dans ce chapitre Barack Obama détaille les points: salaire, soins, éducation, environnement et retraite.
Il est tout à fait évident qu'après son élection franche et sans conteste la question est: l'Amérique peut elle le faire? Peut on financer ces avancées sociales sans casser la machine de la croissance, qui va revenir? Obama répond que c'est bien là The Audacity of Hope !
Référence
Barack Obama, The Audacity of Hope, 2006, 375 p, Crown publisher.
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