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mardi 21 septembre 2021
Travel Vietnam: Is this assertion useful and true?
vendredi 10 septembre 2021
Fukushima: le Japon a maîtrisé parfaitement l'accident avec un opérateur privé.
Zéro mort, aucun cancer : le vrai bilan de l’accident nucléaire de Fukushima
Les rejets radioactifs de la centrale n’ont eu aucune conséquence sanitaire discernable, confirme un comité international de chercheurs, qui fait référence.Par Géraldine Woessner
- Modifié le
Rarement catastrophe naturelle aura eu un tel retentissement, et des conséquences aussi lourdes au niveau planétaire. Pourtant, la plus haute autorité scientifique sur l'effet des radiations le confirme : dix ans après l'accident, les taux de cancer n'ont pas augmenté dans les régions touchées par l'accident de Fukushima, et il est « très peu probable » qu'on n'observe jamais le moindre effet sanitaire, la radioactivité ayant depuis plusieurs années rejoint les niveaux d'exposition naturelle.
Publié la veille du tragique anniversaire, le rapport de 248 pages rédigé par l'UNSCEAR, comité scientifique de l'ONU créé en 1955 et fonctionnant sur le même modèle que le Giec pour le climat, dresse un bilan complet des conséquences sanitaires et environnementales de l'accident nucléaire qui a suivi le tsunami. Confirmant celles de ses précédents rapports, ses conclusions vont totalement à rebours de la perception qu'en ont les opinions publiques : 55 % des Français restent persuadés que les retombées radioactives de l'accident ont causé des centaines de morts, selon le dernier baromètre de perception des risques de l'IRSN. La réalité ? Elles n'en ont causé aucun, et aucun cas de cancer n'a pu être, dix ans après, lié à ces mêmes retombées radioactives. Aucun impact n'a non plus été démontré sur l'environnement, profondément altéré, en revanche, par les opérations de décontamination pharaoniques engagées les années qui ont suivi l'accident par les autorités japonaises.
Comment expliquer une si profonde dichotomie ? « C'est un défi pour les scientifiques du monde entier, tant la somme de désinformation publiquement disponible sur l'accident est colossale », confie au Point le Dr Gillian Hirth, présidente de l'UNSCEAR et responsable de la branche radioprotection de l'autorité de sûreté nucléaire australienne. « Les faits sont très souvent déformés de manière à effrayer et tromper le public. Notre rapport, élaboré par 52 experts indépendants venant de 27 pays, se base sur des preuves scientifiques les plus solides. Ce sont des faits. » Quels sont-ils ? Le Point dresse un tour d'horizon complet.
L'accident
Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 accompagné d'un gigantesque raz-de-marée ravage les côtes du Japon. Une vague de plus de 23 mètres à son maximum écrase des villes entières, arrache les infrastructures, fracasse le béton… On comptera près de 20 000 victimes, plus de 2 500 disparus. La violence de ce tsunami meurtrier stupéfie le monde entier, d'autant qu'on s'avise bientôt que la préfécture de Fukushima abrite la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui a résisté au séisme, mais n'a pas pu éviter la vague qui a débordé la digue de protection de l'installation, haute de seulement 7 mètres. Les réacteurs se sont arrêtés aussitôt, mais la vague a inondé les installations de secours et les circuits de refroidissement, provoquant la fusion partielle des cœurs des réacteurs. Vapeur d'eau et hydrogène s'accumulent bientôt en haut des enceintes de confinement… Hydrogène qui explose plus tard au contact de l'air, soufflant le toit des bâtiments. Les quantités de produits radioactifs libérés dans l'atmosphère sont considérables : 2 % à 8 % de l'iode 131 et 1 % à 3 % du césium 137 présents dans les réacteurs sont rejetés dans l'atmosphère. « Ces quantités représentent toutefois environ 10 % seulement de celles rejetées au cours de l'accident de Tchernobyl », souligne Mikhail Balanov, professeur à l'Institut de recherche en hygiène de rayonnement de Saint-Pétersbourg, et auteur principal du rapport.
Une faible exposition des travailleurs…
Pour comprendre pourquoi ces rejets ont eu un impact indiscernable sur la santé des populations – et sur l'environnement –, il faut considérer plusieurs paramètres. D'abord, une grande partie des rejets radioactifs ayant suivi l'accident n'ont pas touché les terres : « Environ 80 % ont été emportés par les vents et dispersés dans l'océan Pacifique », détaille Mikhail Balanov. Les autorités japonaises ont aussi pris des mesures qui se sont révélées particulièrement efficaces : dès le 12 mars, quelque 70 000 personnes sont évacuées dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale (au total, 118 000 personnes seront déplacées), et la consommation d'aliments produits dans la zone formellement interdite. « L'évacuation a significativement réduit l'exposition », insiste Mikhail Balanov.
Sur les 24 832 travailleurs amenés à intervenir sur le site de la centrale (ouvriers, nettoyeurs, secours, etc.), seuls 6 recevront une dose de radioactivité supérieure à 250 millisieverts (le sievert est l'unité permettant de mesurer l'effet des rayonnements sur l'être humain.) À titre de comparaison, un syndrome d'irradiation aiguë est observé à partir de doses supérieures à 1 Gy, soit environ 1 000 mSv. En moyenne, les travailleurs ont connu une exposition annuelle de 13 mSv (inférieure à la dose réglementaire de 20 mSv imposée pour les travailleurs du nucléaire), seuls 0,8 % d'entre eux ayant subi une exposition supérieure à 100 mSv. Au total, depuis dix ans, six personnes ont développé un cancer reconnu par les autorités japonaises comme maladie professionnelle, mais il s'agit « d'une reconnaissance administrative, et non scientifique », précise d'UNSCEAR, aucun lien avec les radiations n'ayant pu être établi.
… et des populations
La population générale a été soumise à des doses encore plus faibles : ces trois dernières années, les habitants rentrés dans la province ont été exposés à des doses annuelles comprises entre 0,08 et 2,6 mSv, soit inférieures à la dose de radioactivité naturelle que reçoit chaque année un Français (4,5 mSv). En clair : un habitant de Clermont-Ferrand est aujourd'hui davantage exposé à la radioactivité qu'un habitant de la province de Fukushima.
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Aucun effet détectable sur la santé
Étant donné la faiblesse des expositions, il n'est pas surprenant qu'aucun effet sanitaire n'ait été détecté. L'université médicale de Fukushima coordonne un vaste programme de suivi médical des habitants de la préfecture. Aucun surrisque de cancer n'a été observé. Par ailleurs, une vaste enquête, lancée en 2011 auprès de 360 000 enfants de la province âgés de moins de 18 ans au moment de l'accident, n'a pas mis en évidence d'augmentation de l'incidence de cancers de la thyroïde. « Des dépistages systématiques avec des appareils à ultrasons très efficaces, après l'accident, ont montré une fréquence très élevée des cancers de la thyroïde, précise Dominique Laurier, responsable du laboratoire d'épidémiologie de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Mais en réalisant les mêmes dépistages dans d'autres préfectures, non touchées, on a observé la même augmentation. On a compris que les cancers détectés étaient là avant l'accident, c'est ce qu'on appelle un surdiagnostic. »
L'exposition à de faibles doses présente-t-elle un risque à plus long terme ?
« Probablement pas », tranche le Dr Gillian Hirth, appelant à définir précisément ce que signifie une « faible dose. » Il y a aujourd'hui « un large consensus sur le fait qu'on n'observe une augmentation du risque de cancer qu'à partir d'expositions à plusieurs dizaines de mSv. On ne peut évidemment pas exclure que ce risque existe aussi à des doses moins importantes (celles constatées à Fukushima), mais il sera si faible qu'on ne pourra pas le détecter ». De vastes études sont conduites dans le monde sur les effets potentiels de faibles doses, auprès de grandes cohortes de travailleurs du nucléaire, par exemple, ou de personnes soumises à des traitements médicaux. « Nos modèles statistiques permettent de dire que le risque existe, mais il est si faible (moins de 1 %) que cela ne se traduit pas par un nombre de décès qu'on est capable de mettre en évidence », précise Dominique Laurier. Pour l'UNSCEAR, il est donc « très improbable qu'on discerne à l'avenir de nouveaux effets ».
Des effets indirectement liés à l'accident
Si la radioactivité n'a pas tué, l'évacuation elle-même a été meurtrière. Quelque 2 200 personnes, souvent âgées ou malades, ont perdu la vie dans l'opération effectuée dans la panique et de mauvaises conditions sanitaires. Dans les années suivantes, les traumatismes, la perte de qualité de vie de familles contraintes à des habitats précaires pendant de longues années ont entraîné une vague de suicides. Une large proportion des mères de la préfecture ont présenté des symptômes dépressifs, et une enquête conduite auprès des travailleurs étant intervenus sur le site a révélé une augmentation des cas de troubles de stress post-traumatique.
L'environnement a-t-il été impacté ?
Le rapport bat en brèche l'idée reçue d'un impact sur l'environnement. L'essentiel des radionucléides rejetés dans la nature après l'accident sont dits « à vie courte » : ils se désintègrent rapidement. L'iode 131, dont la période radioactive est de huit jours, a disparu en quelques semaines. Il faudra en revanche environ deux cents ans pour que le césium 137 rejeté, dont la période radioactive est de trente ans, rejoigne le niveau de radioactivité naturelle… Si les dépôts de radionucléides dans l'environnement ont été – et sont toujours – finement observés et documentés, de même que leur infiltration dans les eaux et leur déplacement à la suite des intempéries, aucun impact autre que très local n'a été observé sur les espèces. « Des biologistes ont étudié le comportement de la végétation ou de la faune, mais il n'y a rien eu de très conclusif, détaille Olivier Évrard, chercheur au CEA, qui s'est régulièrement rendu sur les lieux. Des études ont suggéré certaines mutations, par exemple sur les conifères, mais comme il y avait plusieurs causes possibles, l'impact immédiat des radiations dans la plupart des zones n'a pas été établi. Mais en 2011, quand on a évacué la zone et interdit toute pratique agricole, on a vu très clairement la végétation reprendre ses droits. Des singes se sont installés et ont proliféré. »
Pour rassurer une population terrifiée à l'idée de revenir, les autorités japonaises ont toutefois décidé de décontaminer la zone. « Le césium émis et rabattu au sol par les pluies ou la neige a la capacité de se fixer, notamment sur les argiles », explique Olivier Évrard. « L'idée des travaux de décontamination était de ne pas exposer les gens à une dose supérieure à 1 mSv par an, qui est globalement le niveau d'exposition naturelle au Japon [il est de 4,5 mSv en France, NDLR]. » Le chantier a été colossal. Commencés en 2013 et achevés en 2019, les travaux ont coûté 24 milliards d'euros : 16 000 personnes ont excavé plus de 20 millions de mètres cubes de terrain, qui seront stockés pendant des décennies. « Le décapage du sol a permis de réduire de 80 % les concentrations en césium et de ramener la radioactivité résiduelle dans les zones décontaminées au niveau de la radioactivité naturelle moyenne sur le territoire japonais. L'environnement en a été profondément bouleversé. » Les forêts n'ont, elles, pas été touchées. Était-ce la bonne solution, au regard de la faiblesse des niveaux observés ? « Il y a une vraie question, soupire Olivier Evrard. C'était clairement efficace dans le sens où le niveau de contamination des sols et des rivières a considérablement baissé, par contre, cela pose des problèmes, car ils ont excavé la partie superficielle qui fixait justement les radionucléides, et que pour décaper la surface des sols, ils ont ouvert des carrières sur la zone, ont concassé le granit et sont venus le répandre sur les champs après avoir excavé la partie supérieure. Or du granit concassé, ce n'est pas formidable pour la fertilité des sols. »
Le gouvernement japonais a-t-il surréagi en empêchant pendant de longues années le retour des populations, et en fixant des normes drastiques, de nature à rassurer les populations, mais sans lien avec le risque sanitaire ? Ces questions restent ouvertes – au Japon comme ailleurs. Japon qui a décidé, pour réduire son empreinte carbone, de relancer son programme nucléaire.
jeudi 2 septembre 2021
jeudi 19 août 2021
jeudi 12 août 2021
Touring Israel: dead sea
Sur la route poussiéreuse de Jérusalem à la Mer Morte est une oasis. Stop au restaurant "Last Chance" sur la route de la Mer Morte
Comme son nom l'indique l'endroit est la dernière chance pour la bonne nourriture le long de la mer Morte.
Construit à partir de matériaux locaux comme les palmiers dattiers, la canne et la pierre locale, le pub est également décoré pour refléter l'esthétique locale, équipé de tapis du Sinaï et des nattes pour couchées sur le sol dans le style traditionnel du Moyen - Orient.
La taverne sert une cuisine savoureuse et typiquement israélienne dans une atmosphère détendue de vacances. Le menu offre houmous, falafel maison, makloba, excellente Shakshuka, viandes grillées, et une sélection variée maison de salades fraîches. Le lafah et du pain pita sont cuits frais tous les jours sur place. Et pour le dessert, il est à expresso et à tehina cookies.
Les jours fériés et jours de fêtes locales comme le Love Festival de la Mer Morte, et parfois même des jours réguliers, la taverne est rattrapée avec du rock et des musiciens internationaux qui viennent pour les festivals. Tous les vendredis La Chance propose un déjeuner traditionnel tunisien.
Si vous cherchez à organiser un événement dans la région, The Last Chance est certifié casher par le rabbinat local et peut accueillir des groupes jusqu'à 120 personnes dans le restaurant, et jusqu'à 250 dans le jardin.
La dernière chance
Almog Junction, au nord de la mer Morte.
Tél: 02-9409414
dimanche 1 août 2021
Mats for you, your kids and different places
https://www.outsideonline.com/health/wellness/skinnie-sunscreen-review/
https://www.amazon.fr/Essentials-imbriqu%C3%A9s-Mousse-Gymnastique-12Pieces/dp/B081SJGY97/ref=pd_d
Mental strength in sports and generally speaking in exercise
https://www.outsideonline.com/health/wellness/how-mentally-pull-through-tough-moment/
jeudi 22 juillet 2021
Altra running shoes experience and concerns about their soles
Running is a great experience. For us it mandates shoes. Present shoes are far from adapting to our foot physiology. Some new shoes are trying to take into account this discrepancy. Altra is one of them. These shoes are more comfortable, especially for large feet not only because they are wider but because of more room in the toe box.
Unfortunately, one part of the sole is made of hard plastic and can injure your skin if you touch slightly your other ankle skin, it occurs on a slightly irregular trail, in a turn and/or after a long run.
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| These shoes are great but they can injure your skin because of two small external plastic parts on the edge of the inner rear sole. |
I had to return a pair because the soles disassembled after about 8 runs. Now I have a new pair, and the soles are unusually worn after < 400 km...
I lost the picture in the saved photos and I refound it yesterday, here it is:
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| This pair was replaced by the seller |
mardi 20 juillet 2021
Kit Yates: The dangers of allowing exponential growth
Kit Yates: The dangers of allowing exponential growth
What is exponential growth, and why is it relevant to epidemics? Kit Yates explains
Although the concept of exponential growth is not new in the public consciousness, a lot of misconceptions surround the idea. Exponential is often incorrectly used as a byword for rapid or large. It doesn’t have to be either of those. In fact, this is what is so deceptive about exponential growth. When it first starts it doesn’t look fast at all.
When the delta variant of covid-19 first arrived in the UK, its week-on-week rise was small. On the 20 March 2021, just two cases were sequenced by the COVID-19 Genomic consortium (COG-UK). A week later it was 18—still small numbers, seemingly nothing to worry about. The next week it had jumped to 60 and the week after to 186, and then to 369. By the 1 May 2021 COG-UK sequenced 735 cases of the delta variant, accounting for 12% of all sequenced cases. Although these were just a fraction of the cases spreading in the community, the trend was clear. Sequenced cases were doubling every week. By that point it was too late to stop its spread. The delta variant now comprises 99% of all sequenced cases in the UK.
But what, precisely, is exponential growth and why is it relevant to epidemics? The mathematical definition says that a quantity that increases with a rate proportional to its current size will grow exponentially. This means that as the quantity increases so does the rate at which it grows. The more infected people there are, the more people they will infect, and the faster the cases will rise.
In March 2020, cases in the UK were thought to be doubling approximately every three and a half days. If this were true, locking down just a week earlier would have meant entering the lockdown with a quarter of the cases. Tens of thousands of lives would have been saved. This is the terrifying power of exponential growth.
When a disease spreads through a largely susceptible population, we can characterise its growth using the reproduction number, R. R tells us the number of new infections each infectious individual might expect to seed in the population during the course of their infectious period. If R is below one then cases will fall, but if R is above one, then cases will rise—exponentially.
Sadly, this is the situation we find ourselves in again as covid spreads through the younger, largely unvaccinated population. For the UK, R, is currently estimated to be between 1.2-1.5. This suggests that the number of cases is growing by between 3% and 7% per day.
That we will see a huge third wave is explicitly acknowledged by the government. Sajid Javid, the secretary of state for health and social care, expects to see 100,000 cases per day during the summer, despite not being able to put a figure on the resultant levels of hospital admissions. This has been rationalised by suggesting that the link between cases and hospitalisations has been broken.
While vaccines have definitely weakened the link, they have not broken it. SAGE and SPI-M (its modelling subcommittee) suggested that from the start of April to early June the case-to-hospitalisation rate stayed approximately constant and that if this continued, exponential growth in cases would lead to exponential rises in hospitalisations. While it is likely that the link between hospitalisations and cases will continue to weaken as we vaccinate more, we can still expect to see rises in hospitalisation, which put pressure on an already stressed NHS. Indeed, we are seeing hospital admissions start to accelerate. Currently we are seeing over 500 new admissions per day with a week-on-week rise in admissions of over 55%. Hospitals in some regions are already having to cancel planned operations, including cancer care. Although deaths are at relatively low levels (compared to the thousands who were dying from COVID everyday in January) they are creeping upwards, growing 43% in the last week.
Of course, hospitalisation and death are not the only metrics against which to judge the impact of increased case numbers. Higher rates will disproportionately impact on younger unvaccinated people who have already lost so much to the ravages of the pandemic. Not only will our children suffer further educational disruption due to unmitigated transmission in schools, but we risk creating a generation impacted by chronic health problems. Deprived communities, who are disproportionately affected by covid, will continue to be disadvantaged by the government’s “Freedom Day” strategy. On top of this, allowing high levels of transmission in a partially vaccinated population increases the risk of vaccine resistant variants with the potential to undo much of the hard work carried out by the NHS through the vaccination programme.
The one mathematical consolation is that nothing can grow exponentially forever. Eventually, when enough people gain immunity (providing there are no immune evading variants, which is not a given) the virus will be denied the contacts between susceptible and infected people that it needs to continue to spread. But why we would try to achieve these high levels of immunity through natural infection, with all the attendant risks and none of the benefits of allowing everyone for whom it is safe to be doubly vaccinated, is beyond most people’s comprehension.
As conditions change, we would expect the rate of growth to change. Schools breaking up for the summer will slow the rates of increase of cases as will increased immunity. On the other hand, further unlocking on 19 July 2021 risks accelerating the unmitigated spread of the virus, posing an ‘exponential’ threat to the health and wellbeing of a nation.
Kit Yates, senior lecturer, Department for Mathematical Sciences, University of Bath. Twitter: @Kit_yates_maths
Competing interests: KY is a member of Independent SAGE.
Kit Yates : Les dangers de permettre une croissance exponentielle
13 juillet 2021
Qu'est-ce que la croissance exponentielle et pourquoi est-elle pertinente pour les épidémies ? Kit Yates explique
Bien que le concept de croissance exponentielle ne soit pas nouveau dans la conscience publique, de nombreuses idées fausses entourent l'idée. Exponentiel est souvent utilisé à tort comme synonyme de rapide ou grand. Cela ne doit être ni l'un ni l'autre. En fait, c'est ce qui est si trompeur sur la croissance exponentielle. Quand il démarre, il n'a pas l'air rapide du tout.
Lorsque le variant delta de covid-19 est arrivée pour la première fois au Royaume-Uni, son augmentation d'une semaine à l'autre était faible. Le 20 mars 2021, seuls deux cas ont été séquencés par le consortium COVID-19 Genomic (COG-UK). Une semaine plus tard, il était de 18 ans – encore de petits nombres, apparemment rien à craindre. La semaine suivante, il était passé à 60 et la semaine suivante à 186, puis à 369. Au 1er mai 2021, le COG-UK avait séquencé 735 cas de la variante delta, représentant 12 % de tous les cas séquencés. Bien qu'il ne s'agisse que d'une fraction des cas se propageant dans la communauté, la tendance était claire. Les cas séquencés doublaient chaque semaine. À ce stade, il était trop tard pour arrêter sa propagation. La variante delta comprend désormais 99% de tous les cas séquencés au Royaume-Uni.
Mais qu'est-ce, précisément, qu'une croissance exponentielle et pourquoi est-elle pertinente pour les épidémies ? La définition mathématique dit qu'une quantité qui augmente avec un taux proportionnel à sa taille actuelle augmentera de façon exponentielle. Cela signifie que lorsque la quantité augmente, la vitesse à laquelle elle augmente augmente également. Plus il y a de personnes infectées, plus elles infecteront de personnes et plus les cas augmenteront rapidement.
En mars 2020, on pensait que les cas au Royaume-Uni doublaient tous les trois jours et demi environ. Si cela était vrai, le verrouillage une semaine plus tôt aurait signifié entrer dans le verrouillage avec un quart des cas. Des dizaines de milliers de vies auraient été sauvées. C'est le pouvoir terrifiant de la croissance exponentielle.
Lorsqu'une maladie se propage à travers une population largement sensible, nous pouvons caractériser sa croissance en utilisant le nombre de reproduction, R. R nous indique le nombre de nouvelles infections que chaque individu infectieux peut s'attendre à semer dans la population au cours de sa période infectieuse. Si R est inférieur à un, les cas chuteront, mais si R est supérieur à un, les cas augmenteront de manière exponentielle.
Malheureusement, c'est la situation dans laquelle nous nous trouvons à nouveau alors que la covid se propage à travers la population plus jeune, en grande partie non vaccinée. Pour le Royaume-Uni, R est actuellement estimé entre 1,2 et 1,5. Cela suggère que le nombre de cas augmente de 3 à 7 % par jour.
Que nous verrons une énorme troisième vague est explicitement reconnu par le gouvernement. Sajid Javid, le secrétaire d'État à la Santé et aux Affaires sociales, s'attend à voir 100 000 cas par jour pendant l'été, bien qu'il ne soit pas en mesure de chiffrer les niveaux d'hospitalisations qui en résultent. Cela a été rationalisé en suggérant que le lien entre les cas et les hospitalisations a été rompu.
Si les vaccins ont définitivement affaibli le lien, ils ne l'ont pas rompu. SAGE et SPI-M (son sous-comité de modélisation) ont suggéré que de début avril à début juin, le taux de cas à hospitalisation est resté à peu près constant et que si cela se poursuivait, une croissance exponentielle des cas entraînerait une augmentation exponentielle des hospitalisations. S'il est probable que le lien entre les hospitalisations et les cas continuera de s'affaiblir à mesure que nous vaccinons davantage, nous pouvons toujours nous attendre à une augmentation des hospitalisations, ce qui met la pression sur un NHS déjà stressé. En effet, nous voyons les admissions à l'hôpital commencer à s'accélérer. Actuellement, nous enregistrons plus de 500 nouvelles entrées par jour avec une augmentation hebdomadaire des entrées de plus de 55%. Les hôpitaux de certaines régions doivent déjà annuler des opérations prévues, y compris les soins contre le cancer. Bien que les décès soient à des niveaux relativement bas (par rapport aux milliers de personnes qui mouraient chaque jour du COVID en janvier), ils augmentent progressivement, augmentant de 43% la semaine dernière.
Bien entendu, les hospitalisations et les décès ne sont pas les seuls indicateurs permettant de juger de l'impact de l'augmentation du nombre de cas. Des taux plus élevés auront un impact disproportionné sur les jeunes non vaccinés qui ont déjà tant perdu à cause des ravages de la pandémie. Non seulement nos enfants subiront de nouvelles perturbations éducatives en raison d'une transmission non atténuée dans les écoles, mais nous risquons de créer une génération touchée par des problèmes de santé chroniques. Les communautés défavorisées, qui sont touchées de manière disproportionnée par le covid, continueront d'être défavorisées par la stratégie du gouvernement « Jour de la liberté ». En plus de cela, permettre des niveaux élevés de transmission dans une population partiellement vaccinée augmente le risque de variantes résistantes au vaccin avec le potentiel d'annuler une grande partie du travail acharné effectué par le NHS à travers le programme de vaccination.
La seule consolation mathématique est que rien ne peut croître de façon exponentielle pour toujours. Finalement, lorsqu'un nombre suffisant de personnes acquiert l'immunité (à condition qu'il n'y ait pas de variantes échappant au système immunitaire, ce qui n'est pas acquis), le virus se verra refuser les contacts entre les personnes sensibles et infectées dont il a besoin pour continuer à se propager. Mais pourquoi nous essaierions d'atteindre ces niveaux élevés d'immunité par une infection naturelle, avec tous les risques qui en découlent et aucun des avantages de permettre à toutes les personnes pour lesquelles il est sûr d'être doublement vacciné, dépasse la compréhension de la plupart des gens.
À mesure que les conditions changent, nous nous attendons à ce que le taux de croissance change. La fermeture des écoles pour l'été ralentira le taux d'augmentation des cas, tout comme l'augmentation de l'immunité. D'un autre côté, un déverrouillage supplémentaire le 19 juillet 2021 risque d'accélérer la propagation sans atténuation du virus, ce qui représente une menace « exponentielle » pour la santé et le bien-être d'une nation.
Kit Yates, maître de conférences, Département des sciences mathématiques, Université de Bath. Twitter : @Kit_yates_maths
Intérêts concurrents : KY est membre de Independent SAGE.



