lundi 5 novembre 2018

Des nouvelles de la CADES dans ce contexte de pénurie de médecins, de médicaments et de baisse de l'activité hospitalière



PARIS (Reuters) - La Cades a franchi cette année une étape symbolique avec l'amortissement de plus de la moitié de la dette sociale qu'elle a reprise depuis 1996, année de sa création, et se dit confiante de la ramener à zéro comme prévu à l'horizon 2024.

Au 31 décembre, la Caisse d'amortissement de la dette sociale aura ainsi remboursé 139,5 milliards sur les 260,5 milliards d'euros de dette héritée de la Sécurité sociale.

"Cela représente sur 21 ans une diminution de la dette publique française de plus de six points de PIB (produit intérieur brut)", a souligné mardi devant la presse Jean-Louis Rey, le nouveau président de la Cades.

A ce rythme, l'établissement, dont la durée de vie a été prolongée à deux reprises depuis sa création en 1996, devrait être en mesure de ramener cette dette sociale à zéro comme prévu en 2024.

"L'extinction reste plus que jamais prévue pour 2024", a déclaré Jean-Louis Rey, d'autant plus que le gouvernement prévoit une nette amélioration des comptes de la Sécurité sociale au cours du quinquennat, à commencer par un retour à un excédent du régime général dès 2018.


En 2017, la Cades a amorti pour 14,8 milliards d'euros de dette, soit 0,4 milliard de plus que prévu initialement, et vise 15,2 milliards en 2018.

La Cades dispose pour cela de ressources pérennes sous la forme de la CRDS (Contribution au redressement de la dette sociale), de 0,6 point de CSG (Contribution sociale généralisée) et d'une contribution annuelle de 2,1 milliards d'euros du Fonds de réserve des retraites.

PAS DE NOUVELLE DETTE

Le tout, estimé à 17,4 milliards d'euros pour 2018 après 17,0 milliards en 2017, est crucial pour conserver la confiance des investisseurs internationaux auxquels la Cades fait appel pour refinancer sa dette.

Elle prévoit de lever l'an prochain l'équivalent de quatre milliards d'euros sur des maturités de deux à six ans, soit moins de la moitié qu'en 2017 (8,7 milliards), cette baisse tenant au fait que, pour la première fois depuis 2011, la Cades n'a pas hérité de nouvelle dette cette année.

Parallèlement, elle entend ramener à zéro son encours de dette à court terme fin 2018 même si elle prévoit d'émettre encore d'ici là pour 26 milliards d'euros (contre 37 milliards en 2017) de titres de très courte maturité.

Au fur et à mesure de l'approche de sa fin de vie, la Cades raccourcit les maturités de ses emprunts, ce qui lui permet d'afficher des rendements négatifs pour ses émissions : le coût moyen de son financement long terme pour 2017 a ainsi été de -0,176% et celui de ses émissions à court terme de -0,653%.

L'année 2018 verra d'autre part la finalisation du rapprochement, déjà amorcé, des équipes de la Cades et de l'Agence France Trésor, en charge de la gestion de la dette de l'Etat français, même si elle conservera sa propre signature pour faire appel aux investisseurs.

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