mardi 23 février 2010

Banks and the state / Les banques et l'état

Willem Buiter wrote a short paper on corporate governance of the state in banking:
http://blogs.ft.com/maverecon/2008/10/corporate-governance-in-the-financial-sector-state-share-ownership/#comment-6000
 I offered a short comment:
What is important is to propose proved efficient solutions. It is not easy because the first signs of the crisis are old but the Paulson plan was only conceived in the last days. Sorry your proposals seem to me a little idealistic!
For instance look at the Fortis case and you will see that the tax payer money have been used very badly:
Friday market value of belgian Fortis group: <14 M Euro;
11.2 M Euro the price paid by the belgian government for half of the banking activities of the belgian Fortis group, it is a 60% more than the market price to get the more dangerous branch of the group.
40 M euro of toxic assets are in the books of the group and it is very probable that they are located in the banking activities. It means that this branch has a negative accountable value today!
I am afraid that the pricing process of assets in the TARP will also be at the taxpayer expenditure.
This is the result of lack of time and lack of market mechanism.
And you want now that high grade "fonctionnaires" represent the state and the tax payers in semi nationalised banks! OK! What we saw in the past is that they represent the state and more precisely the political party which governs the country and also their own interest in case of privatisation or available jobs in the top executives of the bank. Finally they will have a good opportunity to review the regulation process with their cronies at the state agency! The name for that is PCI (permanent conflict of interest).
I agree that the states have to repair what they create with laws (Glass Seagall, subprimes, state warranty through GSE, fiscal stimulus of housing ) and cheap money (FED policies of Greenspan and Bernanke): a spring of fluid with numerous and explosive bubbles inside, which flew in the planet economy through the banking system. But giving to states around the developped world the keys of banks at the tax payers expenditure is dangerous and probably inefficient. It's a waste of money and the true economy will suffer a severe depression because of that. There is a risk that states will save the banks at the odd of businesses.
One very important solution I propose is better transparency in time and nature for all the financial products. Classic regulation focused on fraud is obsolete. A more specialised regulation focused of risk evaluation with continuous auditing by referees is needed because of globalisation and electronic transmission of money. This regulation will allow the agencies either federal or private , public and shareholders to know not only the main data on the past year in a bank sheet but the leveraging ratio including undirectly exposed assets extensively. On the other hand instead of putting the banks at risks by the market to market assessment of assets, it is the magnitude of leveraging which should be adressed by increasing drastically the equity capital of banks. It should allow economic actors to select investment in less exposed banks and force banks to decrease their leveraging in order to attract investors. For sure several banks will close or fail. I think that central banks which regulate interest rates and creation of money should also receive a mandate to monitor the trust positions in the banking system which could lead to a classic too big to fail or too interconnected to fail.
As for corporate governance and state share ownership it is far preferable to give the defense of the state interests to a private investment bank with a well defined contract instead of believing that "fonctionnaires" will do the job efficiently. This is not a matter for public money and government agents should be better employed to the new regulation process. But I would like to stress that the magnitude of the next crisis will be less important if the states in US and elsewhere avoid heavy interventionism in an economic sector like they did in housing.



It seems to me that these proposals about banks are still on the table especially the mandatory increasing of equity capital and the deleveraging. Unfortunately sovereign debts are presently crowding the potential of bank lending in the private economy. 

lundi 15 février 2010

La médecine à la française doit se réinventer (?) (2)

Le canal des médias français est finalement très étroit et très sélectif! Mr Tabuteau nous refait son analyse du système de soins et non de la médecine dans l'Expansion!
Il n'y a pas plus de médecine à la française que d'industrie électronique à la française. Inscrire dans un débat sur le futur de la médecine ce qui finalement a beaucoup freiné l'évolution de notre système de soins est réducteur et faussement national! Ce qui a fait la force d'innovation de la médecine française c'est la méthode anatomoclinique et cela date du 19 ème siècle. Depuis les innovations majeures nous ont échappé, malgré un nombre significatif de pionniers, cherchez l'erreur!
En réalité les propos un peu confus de notre énarque sur la performance actuelle du système traduisent une incompréhension des mots santé et maladie, système de santé et système de soins. Ce dont il est question dans cet interview est le système de soins qui ne s'occupe pas de la santé mais de toutes les maladies en y apportant des réponses institutionnelles c'est à dire agréées sécu.
La santé est un concept totalement différent et dont la définition est difficile. On peut parler d'état d'équilibre sans limitation liée à une altération des fonctions physiologiques modulée par l'âge. Une grande part de la santé est un capital personnel que chacun entretient ou détruit en fonction de ses choix comportementaux et une petite part est environnementale à travers l'air, l'eau et les polluants de l'écosystème.
La santé publique en France est dénuée de moyens, sacrifiée qu'elle est sur l'autel de la consommation de biens et services médicaux remboursés par la sécu. Le budget de la sécu cannibalise toute autre forme de dépense tant il est important et sans contrôle (assertion vérifiée par le dépassement systématique de l'ONDAM depuis sa création par les énarques planificateurs).
S'agissant de la médecine et de l'anecdote sur les officiers de santé il me semble qu'aucune preuve n'est apportée à part la conviction de l'auteur. Une autre explication basée sur des faits doit y être substituée.
Les médecins et les IDE évoluent dans un système étatique d'une rigidité soviétique. Aucune expérimentation n'est conduite pour le faire évoluer. C'est le fait de la sécu et de l'état un couple fusionnel au sein duquel les "hauts fonctionnaires" tiennent solidement tous les leviers. Or il existe une base légale dans la réforme dite Juppé pour conduire de telles expérimentations. C'est ainsi, dans la mesure où seul l'état peut faire évoluer le système, il est mensonger d'accuser les professionnels quels qu'ils soient d'être opposés au changement. Les professionnels ne peuvent que se soumettre aux oukases de la sécu et de l'état si bien que si l'état veut confier des tâches aux IDE c'est très simple il suffit de promulguer une loi.Au lieu de cela on a préféré creer un ordre des infirmières, chacun ses priorités...
S'agissant de l'évolution du système de soins lui même la description de Mr Tabuteau est quelque peu datée; la médecine de précision, personnalisée est beaucoup plus complexe que la seule lecture du code génétique qui il y a peu déclenchait en France des cris d'orfraie des défenseurs des "libertés". J'observe que ce n'est plus le cas. Pour autant la prise en compte des données génétiques sera de peu d'efficacité dans beaucoup de pathologies chroniques car il existe une très grande complexité du polymorphisme génétique et surtout des modifications majeures de l'expression des gènes en fonction de l'influence du milieu (épigénétique) qui viennent limiter les conséquences pratiques de la génomique. En réalité ce qui va beaucoup changer c'est l'organisation des hôpitaux dont Mr T. ne dit mot. Toute la politique dite d'aménagement du territoire avec des centaines de petits hôpitaux disséminés aux quatre coins du territoire est une erreur politique, économique et énarchique majeure. Elle aura coûté au moins 15 à 20% de la dette publique et n'aura pas produit d'amélioration des soins ou des indicateurs de santé. Des preuves solides existent au contraire que ces structures peuvent être délétères en retardant l'arrivée dans un centre équipé et en pratiquant des interventions au dessous du seuil de qualité.

Finalement il n'y a rien de nouveau dans ces propos à part le credo que le système de soins va passer à 16% du PIB ce qui est loin d'être certain. En particulier la diminution du nombre de travailleurs salariés ou non ne permettra pas de passer à ce taux élevé. Le choc démographique ne va pas non plus arranger les choses. Les solutions sont aussi passées sous silence en particulier celles à une exception française qui consiste à taxer le travail pour payer l'assurance maladie et les retraites.
Affirmer que 70% des dépenses sont causées par des maladies graves c'est affirmer du même coup que 54 milliards de dépenses sont affectés à des maladies bégnines. Le curseur est modulable mais si l'on s'en tient à cette position on peut diminuer les cotisations maladie d'un tiers ce qui améliorera du jour au lendemain notre compétitivité et la croissance du PIB. Dans le même temps trouver 29 milliards dans les dépenses extraordinaires des hôpitaux et des CHU en particulier est possible tout simplement en rétablissant la convergence des tarifs en 2012. Pourquoi n'est il pas question de ces solutions dans les propos de Mr Tabuteau? Serait ce un parti pris idéologique? en tout état de cause cela y ressemble. Les autres pays européens ont déjà prouvé que l'assurance maladie collective peut être équilibrée financièrement sans ruiner l'économie; ce qui est aussi prouvé c'est que l'immobilisme de l'état et des syndicats qui sont censés administrer la sécu conduit à la ruine.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/didier-tabuteau-la-medecine-a-la-francaise-doit-se-reinventer_156870.html?pg=2

samedi 13 février 2010

La Médecine à la française doit se réinventer (?) (1)

La chaîne Pratis.com qui s'intitule première webtvsanté est, c'est certain, dans la ligne du politiquement correct, elle bénéficiera des subsides et des échos de ses consoeurs après cet interview sur l'avenir de la médecine française.
Oui elle a invité l'éminent énarque polytechnicien D. Tabuteau qui a passé sa vie dans les bureaux des ministères et d'une fondation de maisons de retraite (?) pour nous donner la recette du changement que la médecine française doit faire. Car tout est dans le titre, l'énarque comme l'état est omniscient et ce qu'il pense doit se réaliser...
Tout est millimétré dans le discours de l'énarque et le formatage est parfait. Tout d'abord les médecins seront ravis d'apprendre que la médecine de D. Tabuteau commence en 1945 avec la sécu: la rupture la plus fantastique de tous les temps. Le ton est donné et l'enseignement de papa Kouchner et de maman Aubry a été assimilé 6/5 par le cerveau de l'énarque. Avant le néant et après le pacte gaullo-communiste le rêve!
Ensuite il nous fait le coup du socialisme quantitatif, pour lui la santé c'est le système de soins en chiffres: plus de lits d'hôpitaux plus de médecins, les lendemains qui chantent.
Oui mais voilà nous serions dans une crise de maturité (?). Des traditions des constructions variées feraient que le système fait douter les professionnels eux mêmes. Professionnels qui sont de moins en moins nombreux.
Comme les énarques ont organisé le numerus clausus dans le but de diminuer les dépenses de soins et que c'est un échec total, D. Tabuteau anticipe la question et retourne le problème: la démographie (entendez la chute drastique du nombre de médecins) est une chance! Mais la journaliste qui tremble en prononçant les mots sciences po, politique ou énarque ne lui pose aucune question qui fâche. En particulier pourquoi parler de la démographie puisque les médecins étrangers sont embauchés à tour de bras par les hôpitaux et les cabinets libéraux? On déplace nos usines et on importe des médecins. Vous ne voyez pas un problème économique monsieur le polytechnicien? Un insupportable déséquilibre? Non vraiment?
Ensuite voilà que notre énarque nous raconte des banalités ou bien des hérésies sur l'exercice médical la télémédecine etc. Il propose de faire tomber les murs de l'hôpital, bigre, et nous ressort le réseau de R. Soubie qui n'a jamais fonctionné.
La politique n'est jamais loin, ainsi la loi HPST est qualifiée de pas homogène et vlan sur le nez de Roselyne et des énarques du cabinet. Revoyez votre copie...
Ailleurs on est dans le mensonge mais toujours très politique. La sécu c'est cotiser modestement... Ou bien la sécu c'est simplement la solidarité des biens portants vis à vis des malades, il n'y aurait selon D. Tabuteau aucune redistribution. Ah bon et pourquoi les cotisations sont elles proportionnelles aux revenus? Le sont elles pour l'assurance voiture, la maison, le sport? Toutes ces assertions mensongères n'ont bien sur déclenché que des gloussements approbateurs de notre journaliste qui en plus a répété plusieurs fois le titre des ouvrages de Mr Tabuteau afin que les médecins puissent s'informer, les pauvres, fonctionnaire à l'acte et incultes!
La fin de l'interview est totalement politique puisque c'est une attaque en règle contre le rééquilibrage des comptes de la sécu par la prise en charge du gros risque et le désengagement du petit risque qualifié de dérive! Et puis pour terminer sur le sujet de la nouvelle médecine D. Tabuteau affirme: " il faut accepter de payer plus pour avoir une assurance maladie solidaire".
Au final à part l'appartenance politique de Mr Tabuteau nous n'avons rien appris. Que d'argent public gaspillé à l'EHESP!
Fort heureusement la paysage de la médecine du troisième millénaire se dessine et le livre suivant est autrement plus intéressant:
1/ Innovator's Prescription - A Disruptive Solution for Health Care
C M Christensen 2009
Il est commenté dans cette vidéo:
2/ http://blog.turgot.org/index.php?post/Pelouze-Crespo

mercredi 10 février 2010

Les faits sont têtus et les idiots inutiles

Voici ce que j'ai pu lire et que je reproduis sans modification, l'auteur est ymahe et c'est dans les Echos:
http://www.les-cercles.fr/economie/economie-societe/politique-economique/1484-le-modele-social-francais-devenu-machine-infernale-1949-2008


"1°. En 1950, la France comptait 50 Millions d’habitants, chacun vivant 8760 heures par an, soit un total annuel de 438 Milliards d’heures.
Un sur deux, environ, travaillait, au rythme de 2300 heures par an. Ensemble, les habitants de la France vivaient, et tiraient leur subsistance d’environ 25 Millions de fois 2300, soit 57,5 Milliards d’heures.

Le ratio heures travaillées sur heures vécues était donc de 13%. On est surpris : cela vient de l’effet du facteur de 50%, qui représente le taux de population active : le travail de chaque actif devait être partagé, avec un inactif, d’une façon ou d’une autre.

2°. 60 ans plus tard, la France compte 64 Millions d’habitants, toujours vivant 8760 heures, soit une masse annuelle de 560 Milliards d’heures.
40% seulement des habitants travaillent au rythme de 1750 heures, la quantité totale annuelle devenant 44,8 Milliards d’heures, ce qui fait tomber le ratio heures travaillées sur heures vécues à 8%.

La surprise s’est aggravée, chaque actif a désormais à sa charge 1,5 inactif.

3°. Entre 1950 et 2010, deux importantes données ont changé :

La durée de vie est passée de 70 à 80 ans,
La durée de la vie au travail est passée de 40 à 35ans.

En conséquence, un travailleur de 1950, devait au cours de sa vie, compter sur ses 92 000 heures de travail pour faire vivre, lui-même et « son » inactif, accomplissant ensemble
deux fois x 70 fois x 8760 heures, soit 1 230 000 heures de vie.

Le ratio « heures travaillées sur heures à vivre » est 7,7 %

Le travailleur de 2010 ne peut plus compter que sur 35 fois 1750, (61 250 heures), pour assurer 80 ans de vie, (soit 700 800 heures) à lui-même et à son 1,5 inactif, il a donc un besoin d’environ 1,75 Million d’heures de vie.

Le ratio « heures travaillées sur heures à vivre » tombe donc à guère plus de 3,5 %.

4°. On le voit, tous les facteurs ont évolué dans le mauvais sens, si l’on peut dire, car, tout de même, personne ne se plaint de l’allongement de la durée de vie, (sauf peut-être les gérants aux prises avec la gestion des retraites !)

Difficile de résister à une plaisanterie sinistre : à la rigueur les réductions de la durée du travail, de la durée de carrière, et du taux de population active, auraient pu être cohérents,… mais avec un projet de réduction de la durée de vie !"


Je ne décèle pas d'erreur factuelle... 

dimanche 17 janvier 2010

Investissement, effet d'éviction de la dépense publique




Il est intéressant de constater que nous sommes dans une période d'asphyxie de l'investissement et dans un tunnel de croissance toujours plus proche de zéro. Cette période est historique car elle commence en 1975, année où le déficit budgétaire est devenu structurel. Cette constatation est troublante. Certains, les dépensiers affirmeront contre toute vraisemblance qu'il s'agit d'une coincidence fortuite.
Pour les monétaristes, pour ceux qui se fient aux études comparatives dans les pays de l'OCDE, il s'agit d'un effet d'éviction de dette publiquesur l'investissement privé et public. S'agissant de l'investissement public on le savait, on ne peut à la fois entretenir des salariés bien payés en grand nombre et investir. Les entreprises publiques ont un ratio masse salariale sur chiffre d'affaires trop élevé! Les deux énarques ancien premiers ministres auteurs du rapport sur le grand emprunt (en réalité une nouvelle dette) le souligne assez curieusement, l'état ne dépasse pas 8 à 10% en FBCF!
Pour l'investissement privé il y a manifestement un crowding out effect qui explique cette décroissance. Mais il existe aussi d'autres facteurs comme la taxation duissuasive du travail, la jungle fiscale avec une grande incertitude entretenue par l'état et Bercy sur les systèmes d'aides aux entreprises et finalement le moral des chefs d'entreprises mis à mal par la crise mais aussi par la hausse de notre cou^t du travail non pas par rapport à la Chine mais par rapport à l'Allemagne!

lundi 28 décembre 2009

Le terrorisme international mène une lutte implacable contre les démocraties

Irak, Iran, Afghanistan et Pakistan, mais aussi Kosovo, Turquie. Du crime à l'assassinat de masse le terrorisme international est à la manoeuvre. Pourtant Bush n'est plus là, ni Cheney, ni les néocons! Je vous laisse lire le témoignage poignant de l'époux de Bénazir Butto dans le Wall Street Journal. Pas un mot dans la presse française!
Nos droitsdelhommistes européens sont bien silencieux sur les attentats en Irak, autrefois l'occasion itérative d'une diatribe antiBush et maintenant annoncés par les médias français comme des calamités météorologiques! Autrefois il s'agissait de réactions naturelles à l'insupportable oppression du peuple irakien par l'armée américaine, aujourd'hui il s'agit d'auteurs anonymes et de morts peu intéressants pour la propagande anticapitaliste, on passe à autre chose, Obama est bon et gentil!
En réalité c'est un nouvel affrontement entre la démocratie et le totalitarisme. Le précédent fut gagné au bout de 70 ans qui virent les peuples souffrir de la privation de liberté à l'est. 80 millions de morts ne l'oublions pas. En ce qui concerne l'islamisme le bilan n'en est qu'au début et déjà il est très lourd. Les occidentaux sont affaiblis et la Chine utilise à merveille ce conflit pour passer devant. Encore une fois notre liberté est en jeu, encore une fois il ya des voix qui s'élèvent pour négocier avec les totalitaires, les voix de ceux qui ont peur, les voix du déclin, gardons nous en!
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704680804574620411590579566.html?mod=WSJEUROPE_newsreel_opinion

Une vie sous drogues est une vie courte!

L'actrice Brittany Murphy est décédée à l'âge de 32 ans . Elle prenait selon la presse les médicaments suivants:
• Topamax (antimigraineux et antiépileptique)
• Methylprednisolone (anti-inflammatoire, cortisone)
• Fluoxetine (antidepresseur)
• Klonopin (psychotrope)
• Carbamazepine (benzodiazépine)
• Ativan (psychotrope)
• Vicoprofen (antidouleur)
• Propranolol (bétabloquant)
• Biaxin (antibiotique)
• Hydrocodone (codéine antidouleur)
et différentes vitamines...
Nous savons que les stars prennet beaucoup de médicaments et notamment de psychotropes. Mais ce qui est intéressant c'est que nos ainés dans les maisons de retraite ou bien à domicile sont aussi très souvent polymédicamentés. Toutes les données disponibles en pharmacologie mettent en garde contre les associations car au delà de 3 à 5 médicaments on ne maîtrise plus rien et les effets secondaires se cumulent.
C'est bien sur un sujet tabou et qui va rechercher la cause de la mort à 79 ans avec 17 médicaments par exemple! La vie et la mort des stars devrait nous inspirer, les traitements médicamenteux notamment les psychotropes sont extrêment dangereux notamment quand ils sont associés entre eux ou bien à des antalgiques morphiniques ou codéinés, precrits au long cours et chez des personnes âgées. Les morts récentes de Jackson et Murphy nous démontrent qu'ils tuent aussi des personnes jeunes.
http://www.tmz.com/2009/12/22/brittany-murphy-coroner-report-prescription-pills-bottles-nightstand-topamax-simon-monjack-sharon-rescue-effort-drugs-investigation/

jeudi 24 décembre 2009

Emprunt: dépenses publique ou baisse d'impôt via un crédit investissement entreprise?

Il est frappant de constater que dans un pays surtaxé comme la France une augmentation de la dépense publique ne soit pas contestée non pas sur le principe mais sur l'efficience. Cet emprunt pourrait servir à couper les taxes au lieu de servir à faire des chèques d'état. Personne ne pose la seule question importante : lequel des deux dispositifs est le plus efficace pour la croissance et l'emploi ?
Ce débat n'aura pas lieu car il n'a pas été imaginé par les politiques de ce pays totalement idéologisés à la dépense publique. Pourtant il est essentiel car comme je vais le démontrer augmenter la dépense publique même en la baptisant investissement est une grave erreur du point de vue de l'efficience économique dans un pays au sortir d'une récession. Nous empruntons donc 35 milliards sur les marchés, c'est l'état qui le fait c'est à nous et à nos enfants de rembourser. Ces 35 milliards sont une couche supplémentaire de dette publique et la dette publique française approche hors engagements sociaux les 100% du PIB une année entière de production tous acteurs confondus. Ces 35 milliards pourraient être utilisés à diminuer l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés ou bien à dépenser de l'argent public sur des projets dits d'investissement. Les économistes de la macro-économie se sont posés la question de l'efficience des deux types de destination des fonds.
1/ L'emprunt pour que l'état finance des projets : quelle efficacité pour 1 euro dépensé ?
Dans ce cas l'état accorde des financements après avoir évalué des projets déposés par des acteurs économiques publics ou privés. Il y a plusieurs dimensions à analyser. Tout d'abord et c'est essentiel combien de PIB sera généré par 1 euro de dépense publique: c'est l'efficience de la dépense. Imaginons que le rapport entre dépense et production de richesse soit inférieur à 1 et voilà que le meilleur choix serait de ne pas dépenser de cette façon. Imaginons que le rapport soit d'environ 1 et il faudrait chercher un dispositif plus efficient de façon à maximaliser le retour sur investissement. Imaginons que le rapport soit de 3 alors il ne faut pas hésiter et il eu fallu le faire en 2009! Une recherche électronique dans la littérature économique française sur les relations entre relance par la dépense publique et croissance du PIB ne permet pas de retrouver d'articles mais il doit en exister... Pour les US ou l'OCDE dont la France il y a plusieurs papiers accessibles par les moteurs de recherche. Christina Romer et Jared Bernstein ont évalué cette relation: - pour 1% du PIB de dépense publique ce dernier croît de 1,44% en fin 2009, 1,57% en fin 2010 et en fin 2011 et 1,55% en fin 2012. En supposant que les taux de la FED restent proches de 0%. Frank Smets et Raf Wouters en prenant une historique de ce qu'ils appellent les US business cycles trouvent une relation différente: 0,89%; 0,61%; 0,44%; 0,40%! Le multiplicateur keynésien est donc à géométrie variable selon que l'on prend en compte des estimations de modèle (Romer et Bernstein) ou des données réelles historiques récentes. mais surtout on constate un effet d'épuisement rapide puisque dès 2011 la dépense publique perd la moité de son efficacité et devient une perte sévère d'argent pour l'état. Mais pour aller plus loin il faut faire entrer le paramètre de la politique monétaire. Même si la FED se soucie peu du dollar ou plus exactement pratique une dévaluation compétitive du dollar il est peu probable que les taux restent à 0% jusqu'en fin 2012 à cause de la création monétaire qui s'ensuivra et de l'inflation non maîtrisée que cela implique. Dans ce cas si la FED remonte ses taux en 2010, les résultats de Smets et Wouters sont 0,67%; 0,48%; 0,41%; 0,40%! Revenons à l'Europe et à la France. Les considérations monétaires sont plus certaines car la BCE a une politique et un mandat de lutte contre l'inflation qui fait qu'elle remontera les taux au moins aussi vite que la FED.
2/ Quelles conséquences sur l'investissement et la consommation ?
C'est là que les choses se gâtent. Ce qu'ont observé Smets et Wouters et qui est transposable à la période de sortie de récession c'est un effet de dépression de la consommation et de l'investissement en contrepartie de la dépense publique. Cet effet négatif de la dépense publique sur la consommation et l'investissement est attribuable au fameux crowding out effect . L'effet d'éviction au sortir d'une récession s'explique aisément par la raréfaction de l'offre d'argent captée par les émissions des états car en effet il ne s'agit plus d'une raréfaction nationale mais mondiale. Il n'est pas besoin de modification des taux car la demande des états est telle que les entreprises sont privées de fonds. Ainsi l'état qui accuse les banques de ne pas prêter est le pompier pyromane car c'est précisément lui qui assèche les ressources, tant et aussi longtemps que la dette publique sera plus attractive (lire plus sure) que des obligations corporate. Cet effet d'éviction aura aussi une conséquence sur les taux réels des fonds prêtés aux entreprises, ces derniers sont élevés (je parle des taux réels avec une inflation nulle voire négative en 2009!) surtout pour le small business. Pour les consommateurs c'est plus une anticipation négative qui joue associée à la pénurie de crédit. On le voit bien aux USA: l'épargne des ménages augmente fortement. Ainsi l'argument keynésien d'une relance étatique indispensable en raison de l'effondrement de la dépense privée est spécieux. La dépense publique aggrave cet effondrement de la dépense privée ce d'autant qu'en France la pression fiscale n'a pas été diminuée ce qu'a fait Obama en début de mandat.
3/ Les premiers signes délétères de cette relance publique sont déjà là
Aux USA le chômage continue de croître et en France la réalité est assez semblable alors même que nous avons déjà dépensé beaucoup d'argent en différents plans de sauvetages ici et là et que 30% du revenu des français sont issus de la redistribution. Bien plus les auteurs du rapport Juppé Rocard ont enfourché le mauvais cheval de l'accumulation de moyens. L'enseignement supérieur combien de fois faudra-t-il le répéter ne souffre pas d'un manque de moyens mais d'un manque d'EFFICIENCE! Les tableaux présentés confondent financement privé et public ce qui est un nonsens! Nous allons donc emprunter pour remplir un trou sans fond celui des demandes syndicales de la fonction publique voilà la vérité.
4/ Une autre politique est possible
Voyons ce que disent les analystes de la politique fiscale dans les pays de l'OCDE. Deux économistes de Harvard Alesina et Ardagna ont étudié la politique fiscale des pays de l'OCDE depuis 1970. Les faits sont troublants pour les keynésiens. Les stimuli économiques qui marchent sont des baisses d'impôts sur les entreprises et le revenu des personnes physiques. C'est aussi ce que constate Olivier Blanchard dans un papier de 2002 que rappelle fort opprtunément G Mankiw dans une tribune du NYT. Le résultat de ces études c'est qu'un euro de baisse d'impôt entraine 3 euro de PIB, la différence est considérable! Bien sur il est nécessaire de moduler cette politique fiscale vers l'investissement qui s'effondre plutôt que vers la consommation qui profite aux biens importés. Mais là aussi il faut savoir faire et créer comme le crédit impôt recherche une large détaxation à l'investissement non financier, un crédit impôt investissement entreprise très ambitieux de 30 à 40 milliards par an. Comme je le décris dans les commentaires de l'article sur OSEO dans cette même rubrique des Echos les universités autonomes iront cherché leurs fonds auprès des entreprises lesquels fonds seront ainsi bien mieux gérés que par OSEO ou bien la gouvernance "exemplaire" de l'emprunt Juppé Rocard.
5/ Conclusion
Dans ce pays surtaxé quand on compare avec d'autres grandes démocraties il est suicidaire de donner un plus grand rôle à l'état. C'est pourtant ce qui va se produire au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le document Juppé Rocard (http://www.commissioninvestissement.fr/IMG/pdf/Rapport_191109.pdf) est affligeant pour les économistes qui ont accepté de mettre leur nom comme caution scientifique. La problématique que je décris ci dessus n'est même pas abordée. Il y a du révisionnisme chez les étatistes pseudo-keynésiens français. Passer sous silence la problématique de l'efficience de la dépense publique par rapport à la baisse des impôts constitue en quelque sorte un aveu. Surtout quand on justifie ce fameux emprunt par le bien fondé du crédit impôt recherche qui est justement le contraire (cf l'introduction du document!). Les recettes keynésiennes de 1930 ne peuvent s'appliquer au contexte actuel de mondialisation et de dépenses publiques déjà très élevées associées à un déficit structurel comme en France. Il y a cependant une chose intéressante que Mrs Juppé et Rocard auront fait: appuyer là où cela fait mal. Ils décrivent bien la dérive des dépenses publiques et de la dette même s'ils n'en tirent pas les conclusions de bon sens qui s'imposent. Mais surtout ils insistent sur le pourcentage ridicule des dépenses d'investissement dans le budget de l'état cannibalisé par les salaires. Cette part de l'investissement a lentement mais surement diminué avec la politique de recrutement masquée par les annonces de non remplacement des départs à la retraite comme l'a bien montré en vain la Cour des Comptes et surtout l'avènement des 35 heures dans la fonction publique! Mais au fait qui était aux manettes pendant tout ce temps? Ces deux premiers ministres entre autres et qu'ont ils fait? Que je sache le déficit budgétaire a augmenté sous leur signature... Dans notre pays il y a une prime à l'imposture en politique n'est ce pas? Alors il faut arrêter le traitement de notre pays par un déficit toujours plus grand. Il faut remettre l'état à sa place modeste mais efficace et laissez les acteurs privés qu'ils soient commerciaux, associatifs, ou individuels disposer de leurs ressources pour investir. J'ai le sentiment que le Président le sait lui qui a réduit le grand emprunt à une petite dette (35/1600=2%) mais comme pour les microréformes il ne transforme pas l'essai en libérant l'économie. Il se contente de limiter la politique keynésienne. Les allemands qui avaient pris une longueur d'avance avec la réforme des prélèvements sociaux qui a abaissé leur coût du travail vont prendre une autre longueur d'avance: ils vont baisser les impôts. Mais chut c'est tabou.

Publié le 21/12/2009 dans Les Echos
http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2009/12/21/cercle_29944.htm#gpSX7QhuyTKwDS51.99

dimanche 8 novembre 2009

Qui arbitre entre égalité et efficience?

Les individus réagissent à des stimuli, des incitations . Par exemple des stimuli et incitations économiques; profits, honoraires, salaire réel, avantages fiscaux, aides de la collectivité via l'état; ces stimuli provoquent des adaptations comportementales comme se lever pour travailler, faire un travail de qualité ou bien être présent sans travailler ou bien essayer de travailler le moins possible, ne pas attacher d'importance à la qualité du travail effectué, multiplier les recherches d'emploi, d'idées de business ou bien abandonner, etc.
Les pays développés ont un système économique d'une très grande complexité car les acteurs économiques sont moyennement libres de faire des choix économiques individuels. Plus un système est libre plus la complexité et la performance de l'économie sont importantes. Par exemple un état et une économie socialistes ont de piètres performances économiques mais le système est beaucoup plus simple en raison des prix fixes, du plan et de la non propriété des moyens de production.
Dans les pays à économie de marché l'état joue un rôle variable en fonction de la culture nationale et de l'histoire récente en particulier la place du secteur dit public qui est un secteur économique étanche au marché.
Mais dans tous les pays l'état restreint les choix des individus en organisant des monopoles, des prélèvements obligatoires et en attribuant des aides aux institutions et aux individus.
Ces prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations...) sont levés entre autres au motif d'accroître l'égalité entre les citoyens. C'est souvent le cas mais toujours après que l'état ait prélevé son coût de fonctionnement qui dans nos sociétés est énorme.
Il y a donc un double arbitrage, celui entre égalité et efficience et celui entre dépense publique efficiente et gabegie étatique.
Au final l'état redistribue de la richesse produite par les entreprises et les individus. Ces entreprises et individus producteurs perçoivent ce stimulus de manière duale. Elevé le prélèvement est une désincitation à produire tandis que modéré il est perçu à travers ses externalités positives comme l'éducation, la sécurité, la justice, les infrastructures.
Qui arbitre égalité et efficience?
Théoriquement c'est le peuple qui constitutionnellement décide de ce partage. Or qu'en est il dans nos démocraties et singulièrement en France?
Qui arbitre le fait que maintenant plus de la moitié des français ne paient pas l'impôt? Qui arbitre le fait que 60% des français ne paient pas la taxe d'habitation?
Qui arbitre le fait que l'état coûte chaque année plus cher en fonctionnement pour un résultat sur l'enseignement, la sécurité, la justice inférieur d'années en années?
Ce n'est plus le peuple puisque l'incidence d'un changement de majorité politique n'induit pas de modification de cette répartition entre égalité et efficience. L'histoire de la France depuis la deuxième guerre mondiale et la corrélation avec la dépense publique et la dette le démontrent amplement. C'est donc un autre pouvoir que le peuple qui s'est approprié cet arbitrage: ce pouvoir c'est la classe politique.
La démocratie représentative est devenue une autocratie des représentants. La différence avec la royauté c'est que les représentants ayant besoin formellement d'être réélus, ils abusent de ce pouvoir pour arbitrer vers plus de redistribution afin que plus de la moitié des électeurs potentiels votent pour eux, les électeurs favorisant une incitation vers l'efficience économique devenant minoritaires.
Pour nos sociétés c'est un handicap majeur car la Constitution a omis de préciser ce droit souverain du peuple: arbitrer entre redistribution et efficience.

lundi 26 octobre 2009

Sens unique: un pays marxiste qui s'ignore.

L'actualité dans la presse française révèle des perles de pensée à sens unique.

Quand Bush était au pouvoir tout mort en Irak lui était implicitement ou explicitement imputé. Maintenant on ne parle plus que d'attentats qui sont laissés ostensiblement anonymes. 100 morts des centaines de blessés annonce la presse: qui a tué? Pas de réponse.

Chavez le très marxiste Président du Vénézuela augmente son budget personnel de plus de 600% et le Monde le rapporte avec en sous titre 60 000 euro de blanchisserie. J'avais déjà remarqué le blanc immaculé des chemises du Président. Mais en conclusion de l'article on met en exergue le fait qu'il donne sur ce budget de l'argent à des assoc sociales. Un tyran communiste? Non un bienfaiteur du peuple. Et toute la gauche applaudit comme au bon vieux temps des magasins de la nomenklaturaen URSS.

L'ONU sort un rapport qui renvoit très habilement dos à dos Israël et le Hamas (c'est un juif britannique qui est le chairman de la commisssion) au sujet des exactions qui auraient été commises pendant la guerre de Gaza. Mais la presse de gauche comme du centre ne retient que la mise encause israélienne, comme France Inter d'ailleurs.

Le show biz est content sa loi Hadopi est adoptée. On ne plaisante pas avec les droits d'auteur même ceux qui résultent d'une oeuvre liberticide, fasciste, antiféminine ou antijuive comme certaines chansons de "rap". Mais les mêmes hurlent contre les profits des brevets de sinventeurs de médicaments qui devraient être supprimés pour que tous aient enfin accès à la médecine d'état soviétique et que seuls quelques privilégiés puissent se faire soigner! Car sans brevet pas de recherche efficiente et donc pas de nouvelles molécules. Qu'importe puisqu'on a les lendemains qui chantent et que la SACEM engrange les royalties.

C'est fou ce que le grand emprunt (on ne sait pas de combien) attire les manants. Même ceux qui reconnaissent l'abîme de la dette publique y vont de leur couplet. Dès que les pièces miroitent les avis s'adaptent. Mais la dette elle augmentera.

Il y a beaucoup d'autres visions à sens unique dans ce pays, cela s'appelle le déclin.
 
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